‹ Le cheval de selle en FranceChapitre 38 sur 43 · AU PAYS D ELEVAGE EN BRETAGNE · texte numérisé non relu

AU PAYS D ELEVAGE EN BRETAGNE

bretons, je n'ui rien épargné pour élever moi-même, en Bretagne, des chevaux en vue de la chasse et, en outre, il n'y a guère d'années ou je n'aie parcouru les meilleurs centres d'élevage pour trouver des animaux d'un bon modèle, sains et robustes, sans regarder au prix.

« A part une jument gris truite, qui a fait onze saisons de chasse, ayant commencé à chasser à trois ans, je n'ai réussi, malgré mes incessantes recherches, qu'à trouver quelques bons chevaux de piqueux. »

Il faut prévenir le lecteur que mon correspondant n'aime que des chevaux d'un modèle hors ligne, avec des actions parfaites. Il est aussi beaucoup trop modeste en parlant de son élevage dont j'ai pu admirer au concours des produits superbes.

On a peu de données historiques sur le cheval breton. Je lis, dans V Hippologie de M. Jacoulet, que les Actes de Bretagne, conservés aux archives de Quimper, font connaître l'importation de neuf étalons arabes vers 1212. Ces étalons formèrent le haras de Salles, près de Gouarec. De 1667 à 1789, les états de Bretagne donnèrent au pays des étalons arabes et anglais pour la selle, mecklembourgeois, danois et holsteinois pour le trait Depuis ces époques reculées, les étalons sont fournis par les haras et les particuliers.

Le cheval breton jouit d'une certaine réputation. Il est rustique et endurant.

Le comte Wrangel [Das Biich vom Pferde) les tient en haute estime et préfère, sans hésiter, les anglo-bretons qu'il a vus en 1878 et 1887 aux anglo-normands. Il les trouve moins enclins au lymphatisme. « Le cheval de la Bretagne, écrit-il, a maintes choses communes avec la population qui l'élève ; il est courageux, dur, fidèle et tenace... la patience persévérante est un trait commun caractéristique de la race bretonne à deux et quatre pieds. »

Les haras nationaux sont tout en Bretagne. De leur choix dépend le bon ou le mauvais élevage de l'année. Les cultivateurs sont trop pauvres pour entretenir ou élever des étalons dont ils ne trouveraient pas à se défaire.

L'administration des haras pourrait cependant et très faci-

lement fournir à la Bretagne les moyens d'obtenir le cheval de selle, de taille moyenne, avec du sang, des membres, du gros, et ne pas, pour cela, contrarier la production du pays.

Le pitr-sang a toujours donné les meilleurs produits, surtout quand il est étoffe et pas trop haut sur jambes.

L'arabe a fait d'excellents petits chevaux dans la montagne, mais trop petits (car la race indigène est elle-même petite), trop courts de lignes pour le commerce et les exigences actuelles de la remonte. Aussi, en dépit de toutes les théories, les éleveurs se sont toujours refusés à les employer. Les recherches faites dans les archives du dépôt de Lamballe, depuis une cinquantaine d'années, le prouvent avec évidence. Et cependant l'arabe bien choisi et bien approprié a réussi, avec la jument de trait bretonne, dans certains milieux intermédiaires et même sur la côte. Mais le cultivateur, avec raison, ne le prendra pour père qu'autant qu'il sera de couleur foncée et un peu étoffe ; la remonte, en eff'et, achète le moins possible de chevaux à robe blanche.

Quant au trotteur normand, d'après les éleveurs les plus autorisés de la Bretagne, il ne faut en user qu'avec une grande prudence. Encore le faut-il de petite taille et avec beaucoup de sang.

Il a très généralement donné mauvais quand la mère n'avait pas beaucoup d'origine. Ses produits de selle, dignes de ce nom, sont l'exception.

Du reste, les dépôts des haras, en Bretagne, n'ont pas un choix très remarquable en ce genre. A la répartition des étalons entre les différents dépôts de France, la Bretagne est faiblement défendue, mal partagée et servie la dernière. Mais, tout médiocres qu'ils sont, les normands sont nombreux dans les stations du pays. Ils ont fait des poulains au mauvais dos, impropres au service de la cavalerie.

Il en est du concours hippique comme des haras; l'an dernier, 8,000 francs ont été supprimés dans les prix de classes du concours de Nantes pour être reportés à celui de Vichy.

Le norfoUv-hackney, avancé en sang et près de terre (il y en a peu aux dépôts de Lamballe et d'Hennebont), employé avec une jument bien conformée et près du sang, produit de bons

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chevaux de selle, avec de la physionomie, de l'ossature et de très beaux mouvements.

Les norfolks Prétender et surtout Flying Cluucl et son fils Corlay (1872) dont j'ai donné, d'autre part, le pedigree complet, ont fait beaucoup pour l'élevage breton ; on sait que la mère de Corlay n'a pas moins de quatre étalons de pur sang dans sa généalogie (deux pur-sang anglais, un pur-sang angloarabe et un pur-sang arabe).

Les produits de Corlay sont nombreux et bons. Voltaire^ un de ses fils, a par sa mère Mina, très près d'elle, du sang des pur-sang Eperon, par Sting, et de Kérini, pur-sang arabe.

Le demi-sang indigène, né du croisement d'un pur-saug avec la poulinière du pays, réussit d'une manière très satisfaisante. C'est celui qui devrait, an point de vue des résultats pratiques, être le plus employé.

Les poulinières les plus aptes à la production du cheval de selle sont les poulinières indigènes améliorées, ayant conservé les qualités de la race : du gros, de la charpente, des muscles, près de terre.

La jument tarhes bien choisie réussit admirablement. Il y a en effet beaucoup de rapports entre la race de Corlay et la race tarbes. Les essais tentés avec les réformes des régiments de légère de la région ont donné des résultats qui mériteraient d'être encouragés.

On peut partager la Bretagne en trois régions, selon les catégories de chevaux qui y naissent :

1° Sur presque tout le littoral de la Manche on élève un cheval de trait, bien caractérisé, trempé, endurant, extrêmement recherché par le commerce et vendu à des prix relativement rémunérateurs. L'exportation en est très considérable, et beaucoup de très jeunes poulains vont prendre du volume et de la taille en Normandie;

2° Dans tout le Léon on trouve un dérivé du cheval de trait, le postier, ayant plus d'élégance de mouvements et de sang que son ascendant, un postier genre norfolk, selon l'expression de ]M. Bénéteau, inspecteur général honoraire des haras;

mais, à part de rares exceptions, ce n'est pas un clieval de selle;

3° Dans toute la Montagne et la Cornouai//es, surtout du côté de Corlay, on trouve un cheval qui conviendrait davantage à la cavalerie légère, comme taille, qu'aux dragons; car il est en général d'autant meilleur qu'il reste petit; il s'élève, en effet, dans un pays pauvre, au milieu de la lande. Sa taille utile varie entre l'"52 et l'^Sô.

Depuis quelques années, la côte de Cornonai//es, de Quimper à Quimperlé, fournit à la remonte de beaux produits (qui cependant ne valent pas ceux de la Montagne), spécialement à Quimper, à Rosporden, Scaer, Bannalec; mais les achats qu'on attribue parcimonieusement aux dépôts de Guimgamp, pour favoriser les dépôts normands, pourraient certainement être doublés et couverts parla production locale ; ceci dit pour toute la Bretagne.

Le type des chevaux du Sud-Finistère est le type artilleur et ligne. S'il est plus grand que celui de Corlay, il est plus commun et plus lymphatique. Il est moins énergique que celui de la Montagne proprement dite. Comme tous les sujets sont également communs, à quelques exceptions près, on trouve que cette race a une certaine homogénéité... On pourrait, sans danger, y infuser quelques gouttes de sang pur. Peut-être alors y trouverait-on des hunters. Mais, pour atteindre ce but, il faudrait une influence, jointe à des exemples, pour faire faire ce pas aux éleveurs qui, vendant bien leurs chevaux, s'en tiennent à ce qu'ils font. Le 15 avril, il y a une foire à Quimper, où on peut trouver des chevaux du Sud-Finistère. Cependant un gros marchand de la région, M. Le Louët, accapare à l'avance les sujets d'élite. On peut en voir quelques-uns au concours de Brest. Mais ces chevaux sont loin d'avoir le type et les qualités du hunter que possèdent les chevaux de la Montagne et de Corlay.

Chevaii.v de Corlay. — Certains cultivateurs du pays de Corlay ont un élevage assez important de demi-sang. Mais aucun ne peut être comparé aux grands centres des autres provinces françaises. Un Breton du pays de Corlay ([ui lait

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du denil-saiig le fait par amour du cheval, et si, malgré sou sol admirable et son élevage pratique (en liberté sur un terrain dur et accidenté qui prépare le cheval ;i l'obstacle), il ne réussit souvent pas bieu, la faute ne vient pas toujours de lui, mais de la vente de ses belles pouliches, non conservées pour la reproduction.

Une réaction sur ce dernier point se fait d'ailleurs en ce moment. Elle serait très efllcace si de fortes primes de conservation étaient établies et si Véfa/on était convenablement choisi.

Il faut partir de ce principe que les éléments, pour créer dans la montagne de Cornouailles (ce centre breton qui comprend une partie des Côtes-du-Nord et du Finistère), sont excellents pour la production naturelle.

Je ne saurais trop insister sur les qualités de fond, d'énergie, de résistance, de vitesse même de ces petits chevaux bien membres et qui, réussis, sont loin d'être communs. Quelques-uns sont même très distingués.

De ces derniers on peut en trouver dans le pays, mais surtout on pourrait très facilement en faire.

Ils sont tous d'excellents chevaux à deux fins.

Le cheval de Corlay dépassant rarement l'^SS est un peu léger, mais très trempé, très énergique et très résistant. Il est en même temps très rustique et très sobre. On fait, avec cette sorte de chevaux, de véritables tours de force de vitesse et de fond sur des distances de 100 et 120 kilomètres dans la journée. Une jument de ce pays a fait, au trot attelé, 48 kilomètres en une heure cinquante, et on m'a cité un cheval avec lequel on propose de parier 28 kilomètres en une heure au trot attelé.

Le cheval de selle, à Corlay, était obtenu autrefois par le croisement de la bidette du pays avec le cheval de pur sang anglais. Les résultats ont été bons. Mais les éleveurs, très amateurs de courses ayant toujours le poteau comme objectil, en continuant à avancer dans le sang d'une façon exagérée, étaient arrivés à produire des claquettes qui avaient de la vitesse et de la tenue sur les hippodromes, mais qui, dénuées de valeur commerciale, ont occasionné bien des déceptions à leurs propriétaires.

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Des le début, du reste, l'adininistratiou dos haras avait favorisé les croisements avec le pur-sang, mais les étalons étaient mal choisis : l'étalon Bdsqiie, par exemple, a l'ait très mal, trop léger et décousu.

Le croisement en arrière s'est alors imposé. On a exagéré également dans ce sens par l'infusion du sangtrotteur normand.

Or, ce cheval produit mal en Bretagne et ne peut que mal produire; question de sol. Tout au plus, dans certains herbages un peu plus riches en herbe grasse, ce croisement pourrait-il réussir au point de vue spécial du trotting, mais encore faudrait-il y envoyer de bons étalons, au lieu d'écrémer toute la production de Normandie avant d'envoyer le rebut en Bretagne. Comme cheval de service le normand ne réussit pas, et ne réussira pas à y bien produire. Les poulains ont presque toujours mauvais dos et sont grêles dans leurs membres. Mais les haras sont encombrés de trotteurs normands, aussi en mettent-ils partout... Ces trotteurs sonttrop grands, trop gros, communs et, bien que pourvus d'origine, n'ont pas assez de sang. Si les pur-sang donnaient des chevaux ficelles et décousus, les normands, eux, donnent des chevaux communs et décousus.

Le danger est de vouloir faire trop vite des chevaux trop grands...

Les essais faits avec le hackney norfolk ont donné les meilleurs résultats. L'étalon qui a marqué dans ce sens était Corlay, mort l'an dernier, je crois, après avoir longtemps fait la monte dans le pays; de l'avis de tous, il a fait la fortune de la contrée. Ce cheval était le type qui convient le mieux au pays, un peu court dans ses lignes, très membre, près de terre, de taille moyenne (l'^BV), il était fils de « Flying Cloud » et d'une fille de « Festival » (j'ai donné d'autre part sa généalogie complète).

Le comte de Robicn possède de merveilleux produits de ce reproducteur (dont Focking ex-Da/?ian). J'ai pu moi-même me rendre compte de l'excellence d'un fils de Cor/ai/.

Tout le monde connaît les norfolk bretons, rouan-aubérisé, de M. Le Goualès de iMézaul)ran, cjui ont saut('' à Paris des hauteurs remarquables.

Les haras ont tente de donner des norfolk, spécialement à

Saint-Paul-de-Léon. Coiix qu'on y a envoyés, des carrossiers, étaient ad'reux \\ tous égards. Cela a été un toile général, et les étalonniers en ont profité...

Il y a, dans la montagne bretonne, deux calégorios principales de juments poulinières. Les unes sont plus ou moins avancées dans le sang, les autres, assez proches du cheval de trait, sont excellentes lorsqu'elles ont le caractère de la « bidette », c'est-à-dire de la petite jument trapue, très laitière, très bonne nourrice par conséquent.

Avec ces dernières, le cheval de pur sang donne généralement un excellent serviteur, cheval d'armes ou de chasse.

L'expérience a prouvé qu'on peut souvent retourner une fois encore au sang pur; mais après il faut s'arrêter, car, en avançant davantage dans le sang, les produits tournent facilement à la claquette, ainsi que je l'ai déjà dit plus haut.

Qu'on trouve le moyen de faire conserver en nombre les meilleures juments à l'élevage, qu'on encourage par des achats réguliers et suffisamment nombreux la production du cheval de sang, et la Bretagne sera susceptible de fournir d'excellents chevaux de cavalerie, sans parler des « artilleurs » qui y sont déjà légion.

On dit qu'une des causes du découragement des éleveurs de demi-sang bretons est que, dans les concours importants, ils subissent la concurrence des Normands, dont les chevaux ont plus de taille et sont peut-être mieux présentés. Le reproche est tout à fait fondé.

Le Concours hippique de Saint-Brieuc est celui où on pourra rencontrer de beaux demi-sang aptes à la selle.

Ils y sont présentés par des éleveurs dont les principaux sont : M. Huon, le comte Le Goualès de Mézaubran, le comte H. de Robien, propriétaire du beau Focking ey.-Daman, norfolk breton (fils de « Corlay »), M. de Kerdrel, MM. Ruchou, Hervé, Lozac'h, Lebreton, Beaudoin, Martail, Queré, Le Rudelier, Lucas, Rivoallan, Le Tallec, Loudec, Lotou, etc., etc.

Il faudrait aussi citer tous les cultivateurs de la région.

Un bon fermier breton, malgré les déboires de l'élevage du

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clieviil de siuig, a, par pur amour du cheval, une ou deux poulinières, suivant l'importance de sa ferme.

Mais le cheval de selle ne se trouve, pour ainsi dire, en Bretagne, que dans les cantons de Corlay, Saint-Nicolas-du-Pclem, Rostrenen, Mur, Gouarec-Scaer, Bannalec, le Faou...

Cet élevage est donc réparti entre les Côtes-du-Nord et le Finistère, qui produisent environ 2, .500 à 3,000 poulains par an.

On ne peut l'acheter que chez le cultivateur, en se servant de courtiers ou de guides, vous menant de ferme en ferme, ou vous formant, moyennant une commission, des réunions de chevaux à un endroit désigné d'avance.

Il n'y a pas de foires pour ce genre de cheval ; on n'y conduit que ceux qui sont tarés.

Les marchands n'existent pas, seulement quelques courtiers.

Les concours hippique et de dressage donuent lieu h de nombreuses transactions. La remonte en profite pour faire beaucoup d'achats et y est toujours représentée. Il y en a plusieurs en Bretagne : celui de Nantes, le plus important comme sommes distribuées, est organisé par la Société hippique française; puis Brest, Morlaix, Vannes, Rennes, Saint-Brieuc et Corlay.

Les meilleures réunions pour le nombre de chevaux de classe, type selle, sont : celle de Saint-Brieuc, qui dure quatre jours, et celle de Corlay, qui dure un jour.

On peut en connaître les dates en s'adressant aux mairies des villes où elles ont lieu.

Ces concours ont une très grande influence sur l'élevage et la vente des chevaux de selle. Ils devraient être plus encouragés par l'administration et subventionnés en proportion de leur importance, en dehors de toute question politique et de réclame électorale.

La production du cheval d'armes, surtout du cheval de légère, qui est la principale dans les cantons ci dessus désignés, est très onéreuse pour les cultivateurs et ils l'abandonneraient, s'ils n'avaient l'espérance de récolter quelques primes dans les concours. L'administration aurait tout intérêt, pour trouver à se remonter en cavalerie, h donner de fortes primes, afin de conserver les plus belles pouliches de trois ans et les faire

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reproduire. Lesdiles primes ne seraient dislribuées que l'année suivante sur présentation de la jument de quatre ans, suitée de son poulain, [.es autres juments, classées à trois ans, n'auraient à toucher qu'une simple indemnité de déplacement. C'est le but que cherche à atteindre la Société hippique des Côtes-du-Nord, et qu'elle ne peut malheureusement réaliser faute de capitaux nécessaires.

Au pays d'élevage. — V Le Nivernais.

2 Le Ciiaroilais

1° Lk Nivernais. — « Normand », à M. de Bricoui't. — La Société d'agriculture de la Nièvre. — Les pâturages. — Le modèle. — • La taille. — Les robes. — La vitesse. — Les allures. — Cheval à deux fins. — Succès aux concours. — Poulinières. — L'étalon trotteur. — Le norfolk. — Ulrich, demi-sang trotteur. — Etalons de demi-sang; de pur sang. — Stromboli, pur-sang. — Eleveurs de pur-sang; — de demi-sang. — Société hippique. — Concours. — Ecoles de dressage. — Prix d'achat. — Chevaux d'âge. — Foires.

2'" Le Gharollais. — Les pâturages. — Le type des chevaux. — Réunions hippiques. — Le Gharollais au concours de Paris — Supériorité du nivernais sur le charollais. — Etalons du haras de Cluny. — Éleveurs. — École de dressage de Charolles.

1" Le cheval nivernais

L'an dernier (1897), tout le monde a remarqué au concours de Paris un très bel alezan à balzanes haut chaussées, à forte liste en tête; malgré tant de blanc, ce cheval était très beau... peut-être un peu les jarrets « loin derrière lui ». Présenté par M. Chaniot, il appartenait à M. de Bricourt, l'un des meilleurs éleveurs de la Nièvre; ce cheval de demi-sang nommé Normand est le fils de Stromboli, pur-sang anglais.

Les chevaux de ce type-là ne sont pas rares dans la Nièvre ; et s'il n'y en a pas davantage, c'est que, comme partout ailleurs, le cheval de gros trait a toutes les faveurs, car il est de vente plus facile, ainsi que le petit normand laid et vite au trot.

La Société d'agriculture de la Nièvre protège exclusivement

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