‹ Le cheval de selle en FranceChapitre 8 sur 43 · XIV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XIV AVANT-PROPOS

Chez nous, on compte sur la constitution du sol, sur les milieux climatériques, sur le hasard pour créer des chevaux. Le rôle de ces deux premiers facteurs est énorme, je n'en disconviens pas, mais, même avec l'appoint du troisième, ils ne suffisent pas.

En Angleterre on fait dans chaque région les animaux qu'on veut, hunters, roadsters, hackney, pur-sang, ou chevaux de labour. Mais là où le sol est plus favorable à telle race, la voit-on s'épanouir dans cette région dans une qualité et une quantité suffisantes au delà même des besoins.

Il n'y a chez nous, à proprement parler, pas de race de chevaux de selle. (Le mot race est-il « propre » au point de vue zootechnique?) Nos beaux chevaux de selle sont des « accidents répudiés avec mépris par le harnais » comme inutiles et non de vente courante.

Je fais une exception pour la race anglo-arabe dont les haras s'occupent avec zèle et qu'on arrivera certainement à fixer. En dehors d'elle, on ne fait que des sujets d'exception et non de la production suivie et homogène.

J'ai été plusieurs fois obligé d'effleurer la question du trotteur, car je l'ai rencontré partout.

Je n'ai pas tenu compte en le jugeant des bénéfices industriels qu'il rapporte à ses fabricants, mais je n'ai envisagé cet animal qu'au point de vue de son aptitude à la selle, c'est-à-dire du galop.

Un cheval dont tous les appareils sont, par sélection, agencés de telle sorte qu'ils concourent au maximum de vitesse du trot, galopera-t-il facilement? Il est évident qu'on discutera longtemps sur cette question. Les deux camps ont des intérêts différents, partent d'un

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