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Autun et Epinac. Les uns après les autres, tous les groupements d'élevage hippique de la Côte-d'Or ont sollicité leur affiliation au Syndicat.
Comment agit ce Syndicat ? Désireux de « favoriser l'amélioration de la race et de grandir sa valeur commerciale » (règlement du Stud-Book, art. premier), il s'efforce, en collaboration avec les Haras, d'assurer une pratique judicieuse des croisements ; il opère lui-même la sélection des produits suffisamment racés pour être inscrits au livre généalogique ; il encourage l'élevage en organisant des concours, en distribuant des primes, en faisant connaître au loin les mérites des chevaux de l’Auxois.
L'administration des Haras (dépôt de Bordeaux) agit dans la région en répartissant une trentaine. d’étalons dans sept stations de monte : Pouilly, Semur, Saulieu, Liernais, Arnay, Châtillon-sur-Seine et Rouvray, à raison de quatre ou cinq sujets par station, suivant l'importance de l'élevage local. Il est à noter qu'un quart à peine de ces chevaux est inscrit au Stud- Book de l’Auxois ; le reste est constitué par des Ardennais français et belges, destinés à fournir de bons éléments pour la pratique du croisement de retrempe. Les étalons privés autorisés à faire la monte en Côted'Or, doivent, depuis 1927, appartenir à une des trois races : de l’Auxois, Ardennaise ou de trait du Nord ; la première de ces races a une tendance très nette à prédominer, puisque le nombre des étalons autorisés inscrits au Stud-Book de l’Auxoïs est passé de 36 en 1924. à 61 en 1932, appartenant pour la plupart à des éleveurs des cantons de Semur, Précy et Pouilly ; cinq
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sont la propriété de Syndicats d'élevage à Nuits-Saint- Georges, Dijon, Gevrey-Chambertin et Auxonne. Au printemps, ils « roulent » de ferme en ferme, copieusement nourris, effectuant, en main, trois ou quatre saillies par jour ; la saison de monte terminée, ils participent aux travaux de la culture comme les juments.
Les jeunes nés de parents inscrits au Stud-Book, sont, dans la huitaine qui suit leur naissance, et après identification (par fiches signalétiques), inscrits au « livre des naissances » ou livre d’origine, par le secrétaire général qui centralise les certificats de saillie. L'inscription définitive au « livre généalogique » n’a lieu qu’à l’âge de dix-huit mois, si le sujet est accepté par la commission technique quel que soit, par ailleurs, son lieu de naissance, le Stud-Book n'étant pas encore fermé: Tous les ans cette commission visite les différents centres d'élevage pour examiner les animaux dont l'inscription est demandée : 229 en 1923 ; 210 en 1927 ; 161 en 1930 ; il y a donc une diminution assez sensible, mais elle s'explique aisément : au début, la commission examinait tous les chevaux de gros trait, quelles que soient leur robe et leur origine, tandis qu’à présent, elle ne voit plus guère que des dixhuit mois, nés sur place. Au total, 1.198 femelles et 317 mâles ont déjà été inscrits (1932) et l’on peut estimer approximativement à 700 femelles et 150 mâles le nombre des sujets inscrits vivant actuellement.
Chaque année, plusieurs concours, cantonaux ou inter-cantonaux, sont organisés à Semur, Saulieu, Arnay, Liernais, Précy ou Pouilly, qui permettent de faire le point, de mesurer le chemin parcouru, qui