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créent entre les éleveurs une émulation féconde, en même temps qu'ils attirent dans nos pittoresques cités bourguignonnes l'élite des amateurs de cheviux. Des primes assez importantes y sont distribuées par les soins des syndicats locaux, provenant soit des ressources propres à ces syndicats, soit des subventions accordées par l’Etat par l'entremise des Haras, de l'Office Agricole régional, etc. En outre, un cours-foire annuel est organisé à Dijon, à Semur ou ailleurs pour grouper les meilleurs sujets de chaque canton, en présence des acheteurs éventuels à qui cette manifestation procure souvent des reproducteurs intéressants en même temps qu'elle permet aux vendeurs des bénéfices parfois inespérés.
| Chaque année, enfin, depuis 1924, la commission technique choisit parmi les sujets inscrits au Stud- Book un certain nombre d'animaux destinés à représenter la race au concours central de Paris ; tous les frais sont à la charge du Syndicat qui expose les animaux en son nom, et répartit ensuite entre les propriétaires la sonime des prix distribués. Cette manière de procéder permet de présenter un lot homogène, qui ne comprend peut-être pas toujours les meilleurs chevaux de la région, mais qui ne comprend que des « chevaux de l’Auxois » de plus en plus caractérisés chaque année. Les critiques d'élevage n’ont pas manqué de souligner les bons effets de cette méthode ; « l’in- « fluence de ce groupement actif et bien organisé se « fait nettement sentir, écrit l’un d'eux en parlant du « Syndicat. Chaque fois que l’on revoit dans un con- « cours des chevaux de l’Auxoïis, on constate avec sa- « tisfaction qu'ils sont toujours en progrès »,
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Quelle est la part qui, dans ces progrès, revient aux races améliorées, et en particulier à la race ardennaise ?
D'aucune ont prétendu que les chevaux de l’Auxoïs étaient de plus en plus prisés parce qu'ils se rapprochaïent de plus en plus du type ardennais ; il semble que ceux-là se soient mépris sur le sens des efforts tentés depuis 1911 et qu'ils méconnaissent les principes fondamentaux de la zootechnie, entre autres l’empreinte dont tout milieu marque sa production.
Il est certain que, jusqu'à présent, l'influence de l'Ardennais paraît prépondérante, du fait des nombreux croisements successifs. Mais cette parenté ira en s’atténuant à mesure que l’on entrera dans la deuxième phase de i'amélioration, cette « sélection dans l’indi-
génat », si heureusement nommée par le Docteur
Chauveau, et qui, associée avec discernement au croisement de retrempe, accusera les qualités de la race et lui donnera l’homogénéité qui lui manque encore. Beaucoup d’éleveurs ont la fâcheuse habitude de vendre leurs meilleurs poulains comme « laitons » ou comme « dix-huit mois », surtout les mâles ; or, ce qui manque le plus dans le pays, ce sont des étalons « d’un modèle uniforme, appropriés aux aptitudes et à la conformation des juments » (A. Carreau). Beaucoup de propriétaires laissent aux haras le soin de fournir de bons reproducteurs, préférant, quant à eux, faire castrer leurs poulains et en tirer un profit immédiat. C’est une routine qui, heureusement, tend à disparaître, ainsi qu'en témoignent les chiffres, cités plus haut, des étalons privés, inscrits au Stud-Book
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et autorisés à faire la monte. Là encore, l’action du Syndicat se fait sentir : chaque année, des « primes de conservation » de 1.000 francs chaque, sont accordées aux meilleurs « dix-huit mois » inscrits, ce qui, avec la plus-value entraînée par cette marque de distinction, encourage les éleveurs à garder dans le pays leurs meilleurs sujets.
Aïnsi que le disait déjà, en 1922, le professeur Dechambre, « l’Auxois est délibérément engagé dans une « entreprise où les éléments favorables sont réunis « pour en assurer le succès... L'amélioration métho- « dique de sa race chevaline fera certainement de « celle-ci une pépinière de reproducteurs réputés et « d’excellents chevaux de service ».