STD
incontestées de nos races françaises de trait et qui les font rechercher dans le monde entier.
Après avoir porté un coup terrible et peut-être mortel aux races de demi-sang, voilà que les transports mécaniques poursuivent leurs conquêtes et que de nombreux camions automobiles d’une utilisation à la fois pratique et économique sillonnent nos routes et parcourent nos rues. C’est le gros fardier qu'ils menacent à son tour !
Je crois que le cheval de culture, c’est-à-dire l'animal de dimensions moyennes, robuste, actif, vigoureux et rustique, qui peut également contribuer dans une certaine mesure aux besoins de la défense nationale, est celui qui résistera le plus longtemps aux nouvelles conditions économiques, si même il n’en triomphe pas, et c’est lui, qu'à mon humbie avis, il faut le plus s'attacher à perfectionner si l’on ne veut pas se réserver trop de mécomptes ».
Entretemps, exactement le 5 novembre 1911, M. DE- LORME, président de la Société d'Agriculture de la Somme, avait publié dans « La Défense agricole et horticole de la Région du Nord » qui paraît à Amiens, un article dont nous détachons les passages suivants :
«Pendant longtemps, l'élevage du cheval dans la partie du département du Nord qui constitue pour ainsi dire l’ancien Hainaut français, est resté livré à lui-même, aux Haras plutôt, sans guide effectif et sans soutien. La popula: tion chevaline de cette région était composée des éléments les plus hétérogènes ; la vieille variété ardennaise y comptait de nombreux sujets, encore assez purs ; d’autres étaient d’un modèle plus puissant, résultat de l’action des géniteurs de forte structure dont l’origine pouvait être discutée entre le Hainaut français et le Hainaut belge.
Il était possible d'y rencontrer même des animaux tenant du carrossier ou de toute autre race.
Les produits de l'élevage, assez dissemblables, suivant qu'ils provenaient de telle ou telle région, étaient écoulés dans les départements limitrophes, mais les sujets de valeur étaient souvent acquis par les marchands de la Belgique, dont le commerce chevalin prenait déjà un développement prodigieux.
Les personnalités autorisées du département du Nord, intéressées aux questions d'élevage, ne devaient pas tarder à apprécier attentivement les succès obtenus par leurs voisins et à reconnaître les bénéfices réalisés par leur production chevaline... dans laquelle se confondait l'emprise faite dans les régions françaises.
Ces personnalités pensèrent qu'avec des éléments sembla: bles au type belge, qui doivent avoir une souche commune,