CHAPITRE II. — EXTÉRIEUR DU CHEVAL
moïdes c, l'os de la couronne d> l'os du pied*/*, et le petit sésamoïde e. L'assemblage de ces os articulés obliquement, et solidement reliés ent/e eux par des ligaments et des tendons, est pourvu au plus haut degré du ressort et de l'élasticité propres à lui donner une détente énergique et amorlir en même temps les réactions. Les os du pied sont assujettis par 4 ligameuts latéraux qu'on ne voit pas dans la figure, et mis en action antérieurement par les tendons des ex-
Fig. 30.
« os du canon, b o* du paluron, c grands scsamoïdes , d os de la couronne, r petit sésamoïde, f os du pied, (/ ligament suspensateur, II capsules synoviales, t tendon du fléchisseur profond, k gaine du ligament perforé, / tendons extenseurs, m ligament, n coussinet plantaire, o cartilage, q paroi du sabot, r chair cannelée, s tissu réticulaire, t tissu kéraphilleux, « tendon extenseur.
tenseurs l et u, s'altachant, l'un à l'os du paturon, l'autre à l'os du pied. Ils sont mus postérieurement par les ligaments sésamoïdiens ou suspenseurs du boulet g et m 3 qui, après avoir embrassé les grands sésamoïdes c, se rattachent par le point m aux os du paturon et de la couronne. Les tendons du fléchisseur superficiel k et du fléchisseur profond i viennent en aide à ces ligaments, et le fléchisseur profond ou perforant, après avoir traversé en k la gaîne du ten-
don perforé, va s'attacher à la face plantaire de l'os du pied. Entre ces tendons et ces ligaments existent des capsules (dont une au point h) remplies d'une huile animale ou synovie, destinée à faciliter le glissement et le jeu des articulations et des tendons. Le pied s'engage par sa partie inférieure dans un sabot dont la paroi la plus extérieure q est d'une substance cornée ; mais, à l'intérieur de cette première enveloppe, en est une autre c, disposée en feuillets comme les lames d'un peigne, destinée* à s'engrener avec un tissu r de même forme appelé chair cannelée, qui n'est que la partie la plus extérieure du tissu réticulaire ou chair du pied située entre l'os et l'ongle. C'est ce tissu qui paraît alimenter la corne ; il se termine au bourrelet de la couronne. Ces lames de chair et de corne qui s'engrènent servent de ressorts pour soutenir l'os du pied dans l'intérieur du sabot et permettre son mouvement; cependant, pour mieux assurer le pied contre des réactions trop violentes et le garantir de la pression du sabot, la nature a placé vers le talon, d'abord un coussinet graisseux, dit coussinet plantaire n, qui supporte la pression de devant en arrière, et latéralement un cartilage solide se repliant sous le pied, et dont on aperçoit l'extrémité en o.
Mais ce n'était pas encore assez de toutes ces précautions; le sabot lui-même a été formé de plusieurs pièces soudées entre elles,
et jouissant d'une grande élasticité. Un réseau de veines, d'artères, de nerfs, entoure les organes et porte partout la sensibilité et la vie. Après la description des membres postérieurs, nous compléterons l'examen du sabot en même temps que nous donnerons quelques notions sur la ferrure.
Membres postérieurs. — Le train de derrière du cheval comprend à la partie supérieure la croupe, les hanches, les cuisses, les fesses, qu'il est difficile de séparer dans leur examen.
Une croupe longue, bien fournie de muscles, est la première condition de la force et de l'agilité dans le cheval.
Les fesses a, fîg. 31, continuent la croupe et s'unissent intimement à elle par leur masse musculaire; elles ont pour base les ischions, espèces de bras de levier, favorisant d'autant plus l'action des muscles qu'ils sont plus longs; Fîç. 31. les fesses doivent être proéminentes,