‹ Le cheval, l'âne et le mulet: extérieur, race, élevage, entretien, utilisation, équitation, etcChapitre 15 sur 103 · CHAPITRE II. — EXTÉRIEUR DU CHEVAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — EXTÉRIEUR DU CHEVAL

face intérieure du jarret, on le nomme éparvin de bœuf, fig. 34; cette tumeur est souvent peu résistante à son origine. Le jardon a, fig. 35, ou jarde, est une exostose qui se manifeste à la face externe du jarret, à l'opposé de Téparvin; ces exostoses ont pour effet, en se développant, de gêner le jeu des tendons; ils déterminent quelquefois la soudure des os et des boiteries.

Le jarret offre aussi des tumeurs molles, telles que le vess'gon, tumeur indolente qui, due comme les molettes à une distension des gaines synoviales, a son siège dans le vide du jarret. Le vessigon est dit chevillé quand il existe des défectuosités; la figure 36 présente le vessigon a interne du jarret; la figure 37, le grand vessigon

Fiç. 36. Fig. 37. Fig. 38. Fig. 39.

a situé au côté interne du pli du jarret. Le capelet apparaît à la pointe du jarret a, fig. 38; il est dû soit à la môme cause que les vessigons, soit à un épaississement de la peau, et moins grave dans ce dernier cas; cependant, la lésion de la peau peut provenir de l'habitude de ruer en limon. Le jarret peut encore offrir à son pli des crevasses appelées solandres; la veine saphène peut offrir des varices, fig. 39.

§ 7. — Sabot et ferrure.

Sabot. — Le sabot se compose de la muraille, de la sole, de la fourchette et du périople. La muraille ou paroi est cette partie B, fig. 40, qui se voit extérieurement quand le pied pose sur le sol.

Elle est oblique; son bord supérieur A, taillé en biseau, est creusé intérieurement d'une espèce de gouttière destinée à loger le bourrelet que forme le tissu réticulaire à la base de la couronne ; le fcôrd inférieur C unit la muraille à la sole. La muraille se divise en plusieurs régions, qui sopt : la pince H, les mamelles F, les quartiers L, les talons G, fig. 41, et ED, flg. 40. On nomme barres les parties rentrantes de la muraille.

La sole, fig. 43, est en quelque sorte la semelle du sabot soudée à la muraille, dont le bord inférieur S l'embrasse dans son pourtour; le milieu est échancré pour recevoir la fourchette K, fig. 42, espèce de coin ou cône corné qui vient s'engager dans celte cchan-

Fiff. 41. Fig. 40.

Fig. 42. Fiç. 43.

crure, très-épaisse vers les talons. La fourchette fournit un appui élastique au pied, et l'espèce de lacune qui existe dans son milieu contribue à donner du ressort à la solo.

Quoique la muraille paraisse être d'un seul morceau, cependant, par la macération, on en détache une bande qui ceint le bord supérieur et descend jusqu'au talon ; c'est la bande coronaire ou périopleP, fig. 42. Cette bride, unie à deux petites plaques, dites glomes, appliquées sur les talons, sert à consolider le sabot, et contribue, avec le vernis qui le recouvre, à le protéger contre les influences atmosphériques. La figure 41 montre en dessous la fourchette telle qu'elle est placée entre les barres et les talons; elle montre également la sole encastrée dans la muraille.

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