‹ Le cheval, l'âne et le mulet: extérieur, race, élevage, entretien, utilisation, équitation, etcChapitre 17 sur 103 · CHAPITRE IL — EXTERIEUR DU CHEVAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL — EXTERIEUR DU CHEVAL

lésée par la pression du sol ; elle peut être altérée ou brûlée par le fer appliqué trop chaud. Enfin, il se manifeste à la sole une maladie désignée sous le nom de crapaud, ulcère de la peau, qui la désorganise lentement, en laissant échapper un suintement d'une odeur repoussante.

Ferrure. — Le sabot, suffisant pour proléger le pied du cheval quand il vit à l'état libre dans les pâturages, est promplement altéré par la marche sur des routes empierrées ou pavées, et par les efforts auxquels on le soumet dans la domesticité ; la corne doit donc être protégée contre l'usure et les accidents. Les anciens entouraient dans ce but les pieds du cheval de lanières ou d'espèces de sandales, les peuples modernes ont généralement adopte depuis quatorze ou quinze cents ans une bande de fer aplatie, et fixée à l'aide de clous sous le bord inférieur du pied, dont elle suit le contour : c'est le fer. On nomme ferrure l'art de l'appliquer convenablement; art important, car des accidents et des tares graves peu-

Fig. 48.

JE

Fi ff . 49.

vent résulter d'une mauvaise ferrure. Cet art se modifie un peu, suivant les diverses contrées d'Europe, soit sous le rapport du procédé, soit sous celui.de la forme du fer.

Le fer français ordinaire est représenté par les figures 48 et 49. La première reproduit le fer d'un pied droit de devant, la seconde celui d'un pied droit de derrière. La forme d'un sabot de derrière diffère en effet un peu de celui de devant par l'ovale plus allongé de sa forme.

Le fer, dont le poids le plus général varie de 300 à G00 grammes au plus, se divise, comme le pied, en pinces A, mamelles c, quartiers h, talons ou éponges E, fig. 48. On y distingue : 1<> deux faces, Tune inférieure posant sur le sol; c'est celle qu'on voit dans les figures 48 et 49; la distance de ces faces mesure son épaisseur; 2° deux branches, l'une interne J, l'autre externe i, se réunissant en une courbure qui forme la voûte intérieurement et la pince extérieurement; 3° deux bords ou rives: l'un, extérieur, est le contour ou la tournure du fer; l'autre, interne, est la voûie; l'es-

pacc compris entre ces deux rives est la largeur du fer ou couvertitres.

La face inférieure du fer est percée, près du bord externe, de huit ouvertures nommées étampures, destinées à loger la tête des clous qui doivent attacher le fer au pied; ces ouvertures sont contrepercées à la face supérieure pour donner passage à la lame du clou.

Le fer est dif étampé à gras, quand les trous sont un peu éloignés 4u bord, et étampé à maigre dans le cas où ils en sont rapprochés. Les étampures du bord interne ll sont ordinairement étampées à gras plus que celles du bord externe kk. Le fer a devant est à peu près partout de la môme épaisseur; la branche interne

est un peu plus couverte que Pexternc. Dans le fer de derrière, la pince est plus épaisse que les branches, qui se terminent ordinairement en un crampon m ou en une simple mouche N. La branche interne l est plus étroite et la pince est relevée légèrement, de manière à former ce qu'on appelle un pinçon.

Le fer s'attache au moyen de clous dits à ferrer d'une forme particulière, dont la lame aplatie, longue de 4 à 5 centimètres, est surmontée d'une tête massive, destinée à s'engager en partie dans l'étampure du fer et à faire saillie à sa surface. La pointe présente un biseau qui, quand on l'enfonce, est toujours tourné du côté des parties vives, alin qu'il tende plutôt à se diriger extérieurement.

Les instruments qu'on emploie pour les ferrures sont : le brochoir> flg. 50, espèce de marteau à tête A arrondie, dont la panne B est

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