‹ Le cheval, l'âne et le mulet: extérieur, race, élevage, entretien, utilisation, équitation, etcChapitre 28 sur 103 · CHAPITRE II. — ENSEMBLE DU CHEVAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — ENSEMBLE DU CHEVAL

couleurs, le gris, Y aubert, le louvet, et la robe à poils de trois couleurs, le rouan. Dans la deuxième catégorie sont les robes où les couleurs sont disséminées par taches plus ou moins larges ; on les nomme pies.

Disons un mot maintenant de chacune de ces espèces de robes. Le noir, suivant sa nuance, est foncé s'il est sans reflet, noir jayet avec reflet, mal teint s'il présente quelques nuances de brun.

Les chevaux complètement blancs sont très-rares; cependant, on peut les dénommer ainsi quand cette couleur est à peu près exclusive; il y a le blanc mat, le blanc sale, le blanc porcelaine, qui doit son reflet bleuâtre à la couleur de la peau.

Les robes bai et alezanes sont les plus communes : elles présentent toutes les nuances du rouge commençant presque au noir et finissant aux teintes les plus claires. Le bai ne diffère de l'alezan que par ses extrémités et ses crins noirs. Le bai, en partant de la couleur la plus foncée, est bai brun presque noir avec teintes plus claires, fauves ou rouges aux fesses, au flanc, au nez; bai marron, teinte foncée analogue, mais plus limitée sur la croupe ; bai châtain, marron un peu plus clair ; bai foncée rouge brun; bai cerise, le poil est plus rouge et ordinairement brillant; le bai clair commence à tirer sur le bai fauve, qui ne diffère lui-même de Yisabelle que parce qu'il est moins foncé. Uisabelle, en effet, a des nuances qui s'affaiblissent presque jusqu'au jaune clair, café au lait et soupe au lait.

Les robes alezanes ont toutes les nuances qu'on vient d'indiquer : al. brûlé, al. châtain, al. foncè % al. cerise, al. clair, al. fauve.

Parmi les robes grises, il en est d'un gris clair, sale, foncé, ardoisé, tourdille ou couleur de grive; c'est une couleur gris jaunâtre parsemée de taches plus foncées. Le gris d'étourneau, plus rare, est parsemé de taches plus claires.

La robe aubert est composée de poils blancs et de poils rouges dans des proportions variables, avec les crins également mélangés de rouge et de blanc, ou seulement de deux couleurs; on la nomme aussi fleur de pêcher. Le louvet, qui a quelques rapports avec la couleur du chevreuil, est un mélange de poils jaunes et noirs, ou simplement de jaune nuancé de noir à l'extrémité.

La robe rouan a, de plus que la robe aubert, quelques poils mélangés; mais la nuance de l'aubert se rapproche donc beaucoup de celle du rouan. M. Lecoq classe même dans les rouan les chevaux aubert dont la queue ou les extrémités sont noires.

Le pie est le cheval dont la robe présente de larges plaques de couleurs différentes. Le pie proprement dit a les extrémités noires; on le dit pie blanc s'il a les extrémités blanches ; il est pie marron, pie bai, pie alezan, etc.

On signale encore les chevaux par divers refiels, accidents et particularités de leur robe. On dit un gris argenté, un bai, un alezan doré ; la robe est pommelée, quand sur le gris on remarque de petits cercles plus foncés. Elle est encore mouchetée, teintée, tigrée, marbrée, tisonnée; ces mots se comprennent d'eux-mêmes. Des poils blancs assez nombreux sur des robes d'une seule couleur constituent le rubican.

Particularités : une lisse en tête est une ligne blanche du front sur le chanfrein ; si celte ligne est large, le cheval est dit belle face; la pelote, Yéloile en tête, sont une marque blanche sur le front; la couleur blanche à une extrémité forme une balzane, qui se réduit à une trace de balzane si elle n'entoure pas le paturon, à un principe de balzane si elle l'entoure sans se développer. La petite balzane ne dépasse pas le boulet, la balzane monte jusqu'au canon ; cliaussée, elle se rapproche du genou; haute chaussée, elle le dépasse.

Le ladre est une parlie blanche ou rosée de la peau, qui apparaît aux lèvres et quelquefois monte jusqu'au chanfrein; on dit dans ce dernier cas que le cheval boit dans son blanc.

Les robes n'ont que peu d'influence sur le mérite de l'animal. On regarde cependant les chevaux de poils pâles ou lavés comme moins forts que ceux dont la robe est foncée et présente un reflet brillant. Ce reflet se remarque plus fréquemment d'ailleurs chez les chevaux entiers. Le cheval hongre, le poulain, ont la robe plus terne. Chez le cheval malade, le poil est terne et piqué.

La couleur des robes éprouve quelques modifications par l'âge, l'état d'embonpoint, la mue, la tonte. La robe du jeune poulain change souvent entièrement à sa première mue; mais la couleur de la tête indique ordinairement la couleur définitive.

Le signalement est renonciation plus ou moins complète des caractères et des circonstances propres à établir l'identité d'un animal; s'il est très-abrégé, c'est un signalement simple; plus complet, il prend le nom de signalement composé.

Le signalement comprend : 1<> le nom ( si l'animal en a un ) ; 2° l'espèce et le sexe; 3° la race; i° le service auquel il esi destiné ; 5° l'état de la queue et des crins ; 6<> la robe avec ses particularités, en terminant par les extrémités; 7° l'âge; 8° la taille, sous potence ou à la chaîne; 9<> les marques particulières, taches, cicatrices, absence de dents, moustaches, couleur insolite des yeux, etc. ; 10<> la date du signalement.

Exemple d'un signalement simple : Hercule, cheval hongre, de race boulonnaise, propre au limon, sous poil gris pommelé, âgé de six ans faits; taille de 1 mètre 60 centimètres, mesuré sous potence (le 15 avril i 860),

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