CHAPITRE Ul. t- TYPES ET RACES
moyenne en France est de un pour dix-huit à vingt hectares. Le type breton de gros trait existe surtout dans les Côtes-du-Nord, vers Tréguier, sur le littoral du Finistère. Les chevaux de poste, de cavalerie, sont plus nombreux. Quelques bidets se repcontrent dans le Finistère; niais le cheval léger produit par des étalons de sang et demi-sang des haras tend à les remplacer. On fait également quelques carrossiers remarquables vers Saint-Pql-de-Léon. Le cheval breton de trait se confond avec le percheron. Un grand
Fig. 04.
nombre de poulains bretons émigrent, en^ effet, dans le Perche chaque année, et l'étalon percheron est employé fréquemment dans les Côtes-du-Nord. La robe de tous les deux est en général gris pommelé ou rouan. Le cheval qu'on remarque habituellement dans le Perche offre cependant des différences avec la populalion chevaline du littoral des Côtes-du-Nord et du Finistère. Dans ce dernier pays, le breton a la tête plus lourde, le poil des jambesplus touffu, le pied plus large, les formes plus rondes, les canons et les paturons courts. Le clivai percheron a une taille de 1«50 à
1»n60, la tête carrée, mais forte, laissnnt un peu à désirer dans l'attache, jarret peu sorti, épaules larges et charnues, poitrine vaste, côte arrondie, dos et reins souvent longs, croupe doublée, quelquefois avalée, membres courts, épais, paturons courts garnis de poils, pied parfois large. Le percheron que choisit le service des omnibus ou des diligences a la tête plus fine, plus conique, l'encolure droite, un peu plus dégagée, quoique forte, les membres plus secs et plus
Fiç. 95. •
nerveux. On peut leur reprocher l'épaule encore droite, l'avantbras manquant parfois un peu de force. Aujourd'hui, on tend à grandir la race, tout en lui conservant l'étoffe, fig. 94. Le percheron étoffé passe par des nuances insensibles au boulonnais.
Le centre d'origine de la race percheronne est dans la contrée formée par la réunion des arrondissements de Nogent-le-Rotrou, Vendôme et Mortagne, qui portait autrefois le nom de Perche.
Le nombre des poulains naissant dans le Perche même ne dbit