‹ Le cheval, l'âne et le mulet: extérieur, race, élevage, entretien, utilisation, équitation, etcChapitre 78 sur 103 · CHAPITRE V. — EMFLOl DU CHEVAL DE TRAIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — EMFLOl DU CHEVAL DE TRAIT

fig. 127, et s'arc-boutant au sol lorsque ce pied sera à l'appui, il tendra Tare comme l'indique la courbe ponctuée ar, puis il le détendra en contractant les muscles de l'épaule et de l'épine, de manière à porter le corps en avant, comme l'indique l'arc br; c'est alors que se produit en môme lemps l'action de la masse dont nous avons parlé tout à l'heure, qui vient aider ainsi à la contraction musculaire.

•§ i — Entretien et emploi des véhicules.

Entretien, principes généraux. — Le véhicule doit toujours être en bon état de service, afin que rien ne manque en route. Toute pièce qui serait détériorée ou perdue sera immédiatement réparée ou remplacée ; la mécanique ou le sabot seront toujours en parfait état de service ; les roues seront châtrées quand le besoin s'en fera sentir; les fusées graissées fréquemment. Le véhicule sera remisé quand il ne sert pas; tous ses accessoires, tels que cordes, bâtonnets, câbles, bâches, rangés, prêts à servir. Pendant les grandes chaleurs, les moyeux sont couverts de paillassons; pendant les gelées, on frappe le bout de l'essieu pour en prévenir la rupture. Comme précaution pour un voyage un peu long, le charretier aura son avoine préparée dans les pochets qu'on suspend à la voiture. Le coffre contiendra quelques cordes et courroies en cas d'accident, une clef pour les écrous, et suivant l'exigence des cas, il sera appendu à la voiture un palonnier de rechange, une pioche, une chaîne ou pied de tenue.

Ménage, principes généraux. — Les chevaux attelés, et avant le départ, le charretier devra jeter un coup d'œil sur son attelage pour juger si tout est régulier : si le licol, la bride ou la croupière sont trop lâches ou trop serrés; si les chevaux sont rênés trop courts; si les traits sont bien accrochés et également tendus sur leur plat; s'il n'existe pas de nœuds, d'ardillons relevés, des frottements qui peuvent gêner les chevaux. L'état de la ferrure des pieds de chaque cheval aura été vérifié avant tout.

Tout étant disposé, le charretier se place à la main (à gauche), vers la tète du limonier ou timonier, tenant le cordeau de la main gauche, le fouet de la main droite, et avertit les chevaux par le mot hue ou de allons (c'est le ail right des Anglais). On ne doit point frapper les chevaux au départ, encore moins les surprendre par un coup de fouet avant un appel de langue.

En général, le charretier doit être très-sobre de l'emploi du fouet; il agira encore plus par Is geste que par les coups mêmes. En tout cas, il ne devra jamais frapper du manche du fouet, soit sur la tête, soit sur d'autres parties; il évitera même de toucher de

la mèche, soit la croupe ou les fesses, pour ne pas faire ruer, soit là tôle, alin de ne pas atteindre les yeux. Les côtes, l'épaule, les jambes, sont les poiuts sur lesquels on dirige le fouet.

Le charreiier doit marcher à pied à la tête de ses chevaux. Il ne peut monter sur la voiture que lorsqu'elle est attelée d'un seul cheval; on tolère cependant qu'il monte sur un cheval lorsqu'il y en a deux. 11 veillera à ce que tous les chevaux tirent à la fois, stimulant les plus paresseux, retenant ceux qui sont trop ardents. L'allure sera proportionnée à la charge, à la longueur du chemin. En géné-

ral, celle du 1 cheval de gros trait esf le pas plus'ou moins allongé. On ne doit pas le faire trotter, encore moins galoper, même à vide, après le repas surtout. L'allure sera uniforme et le temps du trajet calculé sur Pallure. On évitera de trop pousser les chevaux au départ; il sera préférable, s'il est nécessaire, d'accélérer à l'arrivée. Le charretier sera toujours à ses chevaux, les yeux sur le chemin que son attelage doit suivre pour choisir la meilleure voie, éviter les ornières, les heurts, se garer des autres voilures.

Lorsqu'une autre voilure vient à sa rencontre, le conducteur doit laisser la moilié de la voie en prenant toujours sa droite; il pren-

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