CHAPITRE H. — EXTÉRIEUR DU CHEVAL
par les saillies musculaires, fig. 22; cette dernière disposition indique la puissance, quand elle n'est pas due seulement à la graisse. La croupe tranchante, si elle est courte surtout, est souvent l'indice d'aplombs vicieux et d'une faiblesse musculaire ; celte dernière disposition est une défectuosité.
La hanche, 4. fig. 19, a pour base l'extrémité de Vos des îles. Trop saillante, elle est peu gracieuse à l'œil; on nomme alors les animaux cornus; cependant cette saillie indique le développement du bassin et des muscles. Trop faillie, la hanche est une défectuosité.
La queue, 7, a pour base les os coccygiens. On la divise en tronçons et en crins; utile au cheval pour chasser les insectes, elle est encore un de ses ornements. Elle paraît bien ou mal attachée, sui-
vant que la croupe est droite ou avalée. La résistance de la queue, quand on la relève à la main, est un indice de vigueur. Les chevaux ardents, et surtout ceux de sang, relèvent et déplacent la queue quand ils s'animent.
C'est pour communiquer au cheval l'apparence d'une énergie qu'il ne possède point, qu'on a eu l'idée de pratiquer la queue à l'anglaise; opération qui consiste à rendre prépondérante l'action des muscles releveurs de la queue, en détruisant celle des abaisseurs au moyen de leur section transversale.
Un cheval dont on a seulement coupé quelques-unes des dernières articulations de la queue est dit écourtê ; si l'amputation est plus considérable, courte-queue; les courte-queues sont en catogan quand on laisse seulement deux touffes de chaque côté.
Le cheval est à tous crins quand il n'a pas subi d'amputation ; mais, dans ce cas, la queue peut être en balai, si les crins se terminent inégalement et en s'effilant; en queue de rat, si les crius sont rares et effilés: la queue est en éventail si les crins, abondants surtout à l'extrémité, s'épanouissent en éventail. Les tares de la queue sont la gale et les excoriations souvent produites par la croupière.
L'anus a, ouverture postérieure du canal intestinal, forme, chez les chevaux bien conformés, un bourrelet circulaire très-saillant au dehors, aisément dilatable, constamment fermé , hors le temps de l'expulsion des matières excrémentitielles. On a coutume de dire que les chevaux chez lesquels l'anus est ainsi conformé sont bien marronnes. L'anus est-il petit et comme au fond d'une excavation, on peut présumer que le cheval est étroit de boyau. L'anus reste béant chez les chevaux vidarts. La paralysie de l'anus, rare à la vérité, est encore une tare de cette partie.
Au-dessus de l'anus est le périnée b; c'est le nom qu'on donne à l'espace qui, dans le mâle, sépare l'anus des bourses; une espèce de petite saillie, nommée raphé, le sépare en deux.
On a déjà parlé des testicules, ou bourses, et du fourreau, 10. Dans les chevaux de race distinguée et les bons étalons, les testicules sont gros, assez durs et légèrement pendants. L'atrophie et la mollesse de ces organes est toujours un signe peu favorable.
Un fourreau trop étroit entraîne quelques inconvénients pour la sortie du pénis et l'expulsion des urines, qui, devenues àcres par un contact trop prolongé, peuvent produire des ulcérations. On conçoit que dans le choix d'un étalon, ces organes devront être examinés avec une attention particulière. •
On a parlé des organes génitaux de la femelle. La vulve est quelquefois le siège de poireaux ou de verrues qui peuvent se communiquer à l'étalon. Il existe également une maladie chancreuse dont cet organe, ainsi que celui du mâle, sont le siège.
Le poitrail, fig. 19, est situé au-dessous de l'encolure, entre les deux épaules; les muscles qui viennent s'y fixer constituent sa base avec l'extrémité antérieure du sternum. Le développement de cetle partie, presque toujours conséquence de sa largeur, indique la puissance et la force. Cette largeur, en rapport avec celle des épaules placées de chaque côté de la cavité de la poitrine, peut encore, jusqu'à un certain point, manifester le développement de celle-ci. Cependant, cette conséquence n'est pas toujours rigoureuse ; le développement des masses musculaires et la disposition de l'articulation de l'épaule donnent quelquefois au poitrail un écartement qui ne coïncide pas toujours avec la capacité thoracique, et d'un autre côté, un poitrail un peu étroit n'exclut pas un thorax développé, surtout dans la hauteur de son diamètre. La largeur du poitrail est