‹ Le cheval, l'âne et le mulet: extérieur, race, élevage, entretien, utilisation, équitation, etcChapitre 90 sur 103 · CHAPITRE VI. — COMMERCE DES CHEVAUX · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — COMMERCE DES CHEVAUX

Bretagne, du Poitou, du Berri, et les chevaux achetés pour la culture sont celles de Loches, Richelieu, Amboise, Pressigny, Chàteau- Regnault, Tours; dans cette dernière ville arrivent aux mois de mai et d'août un certain nombre de chevaux de luxe.

La Creuse, la Haute-Vinnne, la Corrèze, appartiennent au centre et à l'ouest par leurs relalions commerciales, fort restreintes d'ailleurs, en ce qui concerne l'espèce chevaline. Les affaires se font principalement par l'intermédiaire des marchands et des remontes; cependant, on peut citer les foires du Dorât, en juin et mai, celle de Saint-Loup, à Limoges, au mois de juin et juillet, celles de Chalus, en mai et septembre ; la Corrèze a sa foire de Tulle en juin, celle de la Graulière, en septembre.

La Nièvre,M'Yonne et l'Allier ont évidemment des rapports commerciaux nombreux avec le Berri; mais leur position plus à Test leur crée également des relalions avec la Bourgogne, la Champagne et les départements de Test, qui offrent aux élèves de la Nièvre et de l'Yonne d'autres débouchés dans les vallées de la Seine, de l'Allier et de la Saône. *

L'Auvergne n'est pas une région hippique très-importante comme élevage ; cependant, sa position intermédiaire entre le sud-ouest, le sud-est et le centre, l'activité de ses nombreux marchands, lui permettent d'exercer une certaine action sur le commerce de ces diverses contrées. Le Cantal, malgré l'inclémence de son climat, fait un certain nombre d'élèves; la plupart descendent à un an, en mai et juin, aux foires d'Aurillac, la principale le 25. mai; à celles de Mauriac, de Maillargues, de Saint-Flour, qui ont lieu du 2 au H juin. Il se vend également déjeunes animaux aux foires de Maillargues, le 10, d'Aurillac, le 14 octobre; le H août, une foire pour les chevaux a lieu à Saint-Flour. Les acheteurs viennent de la Basse-Auvergne, du Dauphiné, de TArdèche et de l'Espagne. Les foires à chevaux du Puy-de-Dôme, si on excepte celle de Clcrmont, en mai, sont insignifiantes, ainsi que celles de la Haute-Loire et de la Lozère.

Les transactions sur l'espèce mulassière sont importantes dans cette région intermédiaire entre le Poitou et le sud-est; de nombreuses bandes de mulets, achetés par les marchands de l'Isère, des Hautes et Basses-Alpes, traversent l'Auvergne une partie de l'été.

Le bassin du sud-ouest de la France, malgré son étendue, reste beaucoup, en ce qui concerne ses transactions sur l'espèce chevaline, au-dessous des régions déjà étudiées; les foires y sont peu nombreuses, et l'intermédiaire des marchands, qui importent de la Normandie, du Perche, du Poitou, est à peu près généralement accepté. Aux limites de la Charente-Inférieure et de la Gironde, les

foires de Saintes écoulent une partie de leurs existences sur le bassin de la Garonne et dans le Rlayais. Dans l'est de la Gironde existent quelques foires qu'on peut citer, telles que celles de Lamarque, Saint-Estèphe, Lesparre, Libourne, Langon et La Récle, en août, pour les chevaux de travail ; il s'y fait des achats pour le Lot-et- Garonne et la Haute-Garonne. L'espèce chevaline n'occupe une place un peu sérieuse aux foires de la Lordogne que dans celle de Sainte- Mémoire, qui se lient le 26 mai à Périgueux.

L'espèce bo\inc et le mulot, dominant dans les départements du Tarn, de Tarn-et-Garonne, Lot, Lot-et-Garonne, etc., ne laissent qu'une importance secondaire aux foires de l'espère chevaline dans cette région; Lot-el-Garonne fait un peu exception cependant par sa foire dile du Gravier, qui se tient le 17 mai, à Age», et celle du Pin, où viennent beaucoup de chevaux, la plupart étrangers, de luxe et de trait léger; on peut citer dans la môme région les foires de Tonneins, . Cahors, de Montauban et de Moissac. Le Tarn fait naître quelques chevaux ; Castres et Alby ont des marchés mensuels assez • fréquentés, où se vendent des chevaux de différents âges enlevés pour la Haute-Garonne, l'Aude, l'Hérault, etc.; la mule et le mulet y sont l'objet de transactions nombreuses. La Haute-Garonne fait des importations de mulets du Gers qu'elle revend à deux ans.

En se rapprochant des Pyrénées, on trouve une région d'élevage dont les chevaux ont un caractère spécial, imprimé surtout par le croisement arabe de la plaine de Tarbes. C'est un centre commercial auquel la Haute-Garonne et les départements voisins empruntent le cheval léger, et où l'Espagne également fait de nombreux achats; les marchés de Tarbes sont le centre principal de ces transactions. L'élevage, qui se partage également là en plusieurs périodes, a ses foires à poulains et à chevaux de différents âges, qui se vendent à Lourdes, au Malibourguet, Oleron et Castelnau, à Pau, le 12 novembre, le 20 juin et le i« lundi de carême. L'élevage du mulet, qui se fait sur beaucoup de points des départements pyrénéens, donne lieu à des échanges nombreux; on achète le mulet à un an, pour le revendre formé à deux, trois ou quatre ans. Dans les Basses-Pyrénées, les foires de Laruns en octobre, et surtout celle de Morlaas, ont une certaine célébrité. Les petits chevaux landais sont amenés à ces foires et à celles de Saint-Justin et Labouhière (Landes).

Le Languedoc et la Provence se partagent la région du sud-est; l'industrie chevaline y est réduite à peu près aux mêmes proportions, proportions fort restreintes d'ailleurs. La Lozère, la Haute- Loire et le Cantal, dont nous avons parlé, sont jusqu'à un certain point les entrepôts ou le transit de ces deux provinces ; aux principales foires de l'Aveyron, qui ont lieu à Milhau, à Rodez, à la mi-

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