‹ Le cheval, l'âne et le mulet: extérieur, race, élevage, entretien, utilisation, équitation, etcChapitre 93 sur 103 · CHAPITRE VII. — ENCOURAGEMENTS, HARAS ET COURSES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. — ENCOURAGEMENTS, HARAS ET COURSES

arabes, 1*46; anglo-arabes, 1^50; demi-sang, 1"52; anglais et trait, l m 54. Le tarif des primes est réglé comme suit: pur sang, 500 à 2,000 fr., et même 3,000 fr. pour sujets exceptionnels; demisang, 500 à 4,000 fr., et exceptionnellement 1,500; trait, 300 à 500 fr., exceptionnellement jusqu'à 800 fr. L'approbation est annuelle et renouvelable s'il y a lieu. La prime n'est acquise qu'à l'étalon qui a sailli, savoir : le pur sang, 30 juments ; le demi-sang, 40 ; l'étalon de trait, 50. (Ces chiffres rectifient ceux des pages 96 à 97 se rapportant à l'ancienne organisation.)

Les encouragements des départements out en général pour objet les espèces chevalines autres que le pur sang, sur lequel porte presque exclusivement l'altenliou des haras. Ils sont prélevés sur des fonds votés spécialement pour cel objet par les Conseils généraux dans des proportions fort diverses, et variables chaque année. Le chiffre s'élève jusqu'à 28,000 fr. pour quelques départements, Seine-et-Marne par exemple; il ne dépasse pas 1,500 pour d'autres. On peut estimer à 700,000 fr. environ les sommes affectées chaque année à l'encouragement de l'espèce chevaline par les départements; des primes aux poulains et aux juments absorbent la plus forte part, puis viennent les achats d'étalons, et enfin les courses. Les encouragements des associations agricoles se confondent en partie avec ceux des départements, dont ces associations sont presque toujours les dispensatrices; c'est par les courses que se produisent surtout ceux des sociétés hippiques et des villes.

Courses. — Ces institutions ont pris en France un très-grand développement depuis trente ans. En 1820, il se présentait seulement sur les hippodromes 120 concurrents se disputant 60 prix. En 1860, 400 prix divisés en 342 courses plates, 36 steeple-chose, et 22 courses de haies, dont la somme atteint 1,373,455 fr., ont été gagnés.

Des courses sont instituées aujourd'hui dans plus de soixante lieux différents, mais leur importance n'est pas la même ; les unes sont créées par le gouvernement, et dans ces courses mêmes sont donnés un certain nombre de prix dont les départements ou les villes font les frais; les autres courses sont établies par des sociétés hippiques, dont la principale, vers laquelle rayonnent la plupart des autres, est la société instituée à Paris sous le nom de Société d'encouragement pour les courses ou Jockey' s-Club. Les courses de cette société ont lieu à Chantilly au printemps et à l'automne; le chef de l'État en son nom, ou le gouvernement et les départements, font du reste encore une partie des frais de ces courses, et des souscriptions, des cotisations, des droits d'entrée sur les hippodromes, etc., les complètent. Parmi les prix principaux, on peut citer le prix du Jockey' s-Club, 10,000 à 15,000 fr.; le prix de

Diane, la Poule des produits, le grand Saint-Léger, de Moulins, 6,000 fr. ; le Dèrby du Midi, etc. Les prix des steeple-chase de la Marche sont également fort élevés.

Les prix institués par le gouvernement se divisent en prix classés et non classés. Les prix classés, indiqués par un arrêté du 17 février 1853, ne peuvent être disputes que dans des courses au galop par chevaux et juments de pur sang français et inscrits au stud-book; ils sont répartis en quatre classes : l re classe, grand prix de l'Empereur, de 20,000 fr. ; grand prix de l'Impératrice, 15,000 fr. ; grand prix du Prince impérial, 10,000 fr., pour les chevaux n'ayant jamais gagné ce prix; 2 e classe, prix impériaux de 4 à 5,000 fr. pour chevaux n'ayant pas gagné de prix de l ro classe; 3« classe, prix principaux de 3 à 4,000 fr., pour chevaux n'ayant jamais gagné de prix de l 1 * et de 2e classe et ayant résidé un an dans la division ; 4° classe, prix de 1 à 3,000 fr., pour les chevaux n'ayant pas gagné de prix dans les autres classes. Les chevaux ayant gagné un prix dans la classe où ils sont admis à courir portent une surcharge de 2 kilog., et de 4 kilog. s'ils eu ont gagné plusieurs.

S'il arrive qu'un cheval coure seul pour un des prix ci-dessus spécifiés, il doit fournir la distance à raison de 9 secondes pour 100 mètres.

La France est, pour les courses, partagée en 2 divisions : celle du Nord et celle du Midi. La première confine à la seconde par les départements de la Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Sarthe, Seineet-Oise, Seine-et-Marne, Yonne, Côte-d'Or et Jura, qui appartiennent au Nord; au-delà est la division du Midi.

Les courses peuvent se diviser en courses plates, qui sont les plus générales; courses de haies, qui ne diffèrent des courses plates que par quelques obstacles, tels que des façons de haies de 1^40 de hauteur, placées sur divers points de la piste ; enfin, en courses au clocher ou steeple-cliase. Ces dernières se font sur un terrain coupé d'obstacles de diverses espèces, tels que haies, fossés, rivières, murailles, talus; elles manifestent au plus haut degré la vigueur du cheval, l'adresse et le sang-froid du cavalier. Les courses plates ont ordinairement lieu sur une vaste arène à surface plane, nommée hippodrome, et en anglais turf (gazon). La piste suivie par les chevaux, marquée intérieurement par une corde et des poteaux, consiste ordinairement en deux lignes parallèles raccordées par une courbe à chacune de leurs extrémités; un poteau marque le départ et l'arrivée; à cent mètres en arrière de ce poteau est le poteau de distance. Les chevaux qui n'ont pas atteint ce poteau au moment où la tête du vainqueur dépasse le poteau d'arrivée sont déclarés distancés, et n'ont pas de rang dans la course. Dans la course en

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