XXI
i iioveinbro.
C'est aujourd'hui le jour des ]\[orts. J'ai bien peur que ce ne soit le cas de parler un peu de votre attachement pour moi. J'ai lutté tant que j'ai pu, / voulant me donner Tàprc jouissance d'épuiser toutes les douleurs dont vous pouviez disposer, après avoir savouré toutes les joies que l'on peut tenir de vous. Je ne vous envie pas ce triste avantage d'être affranchie de notre amour. Je garde cette tendresse en moi , et si je n'ai pas achevé déjà ce cœur meurtri, c'est que je respecte en lui le reliquaire qui vous a contenue. Il semble même que j'aie ajouté votre
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part à la mienne, ù mesure que l'amom* s'en allait de vous.
Puisque riieuro est venue, adieu, Marcello. Vous avez choisi votre jour à merveille pour me (lire adieu.
Je ne veux pas me donner le triste plaisir d'énumérer vos eruautrs dernières ; un ])aiser eût cicatrisé toutes les plaies. Non , je veux les oublier et concentrer mes souvenirs sur les cinq mois pendant lesquels vous m'avez ouvert votre l)cau paradis. C'est, à ce qu'il paraît, une loi fatale que les paradis demeurent déserts.
Soyez aussi heureuse que je suis malheureux.
Ol.lVIKIÎ.