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notaire pour tâcher de se faire remettra leti^e de rente, mais M. Alianic est un brave homme et il se se laissa pas entartiHer.
— Que fit ah)rs ce misérable ?
-— Il partit en annonçant qu'il s'en allait à Londres chercher sa sœur et sa nièce, mais voua penset^ bien qu'on n'a jamais revu personne.
— Ainsi la fortune est restée chez le notaire?
— Oh I pour sûr qu'il n'y aura pas touché, et, avec les intérêts depuis le temps, ça doit faire une jolie somme.
Gambremer tomba de nouveau dans une méditation profonde. Tous ses doutes étaient levés, et il n'hésitait plus à penser que le plus heureux de tous les hasards venait de le mettre sur la trace des premiers crimes de M. Bousenna. Évidemment, le meurtre commis daqs la loge de l'Odéon n'était que la suite de celui qui avait dû s'accomplir autrefois sur le bord de l'étang de Kerpenhir, et le coupable touchait à son exécrable but. Les papiers trouvés dans le portefeuille de son complice parlaient de faux actes de décès à produire et d'une grande affaire à terminer avant le ilj mars« La fot>lûnâ dHi dbrnier des Porspoder était l'enjeu decette odieuse partie, et, pour gagner M. Bousenna de vitesse, le chevalier Gasse-6ou n'avait pas de temps h perdTe.
— Où demeure ce notaire? demanda-t-il brusquement.
— Rue des Chanoines, pas loin de l'église Saiat*Patérn, mais c'est aujourd'hui dimanche, et M* Alianic s'en va tous les samedis soirs à sa ferme de Plouharnel. Vous ne te trouverez à son étude que demain dans la matinée.
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— Tu m'y conduiras et tu répondras de moi| n'estce pas?
— Ça va sans dire, monsieur Francis, et, avec le nom de votre père, vous serez bien reçu, je vous en réponds. Mais est-ce que vous auriez l'intention d'acheter un donudne dans le pays?
— Peut-être, dit évasivement Gambremer.
— Eh bien! vous ne feriez pas mal de prendre Kerpenhir, quand ce ne serait qu'en location. Au moins, je n'aurais pas le crève-cœur de voir la maison de mon ancien capitaine tomber en ruines.
— Le manoir n'a donc jamais été occupé depuis la mort de M. Mériadec?
— Faites excuse. Le mauricaud n'était pas plutôt reparti, soi-disant pour l'Angleterre, qu'il vint un étranger chez le notaire pour louer Kerpenhir. M* Allanic était chargé des affaires de défunt M. Mériadec. En attendant le retour de la veuve, il crut qu'il ferait bien de profiter de l'occasion, et il s'arrangea avec ce particulier-là, qui loua d'abord pour six mois et qui y est bien resté six ans.
— Quel homme était-ce, et que faisait-il là?
— Ohl il passait pour un fier original, et il n'avait pas l'air de grand'chose de bon. C'était un bonhomme de quarante-cinq à cinquante ans, plus ou moins, qui ne parlait jamais à personne, et qui ne sortait du manoir que pour aller acheter ses provisions au bourg de Locmariaker, et fallait qu'il eût un rude estomac, car il consommait bien la nourriture de trois personnes.
— Mais enfin il avait eu un motif pour venir dans le pays... il devait aimer lâchasse ou la pèche?...
— Je n'en sais rien, mais ce que je sais c'est qu'il avait fini par passer pour sorcier. Les gars des parois-
ses autour de Kerpenhir racontaient qu'il faisait ses magies toutes les nuits dans la grosse tour du manoir ; celle-là, tenez, dit le père Leguem, en mettant le doigt sur la gravure qui était restée étalée sur les genoux de Gambremer.
— Je croyais avoir entendu dire qu'elle était inha* bitable.
— M. Mériadec n'y mettait jamais les pieds; mais, pour un jeteur de sorts, c'était encore bien assez bon. Toujours est-il qu'on voyait souvent de la lumière dans le haut de la tour, et, des fois, une femme toute blanche qui se promenait sur la plate-forme au clair de la lune. Il y en a môme qui disent qu'on entendait des plaintes et des cris...
— Et combien de temps cela a-t-il duré?
-* Tout le temps que l'étranger est resté à Kerpenhir, et il n'y a pas six semaines qu'il a déguerpi une belle nuit, sans rien dire à personne.
— Oui, s'écria Gambremer, c'est bien cela. La pauvre victime de Bousenna est arrivée à Paris dans les premiers jours de février, et son geôlier a dû quitter le manoir avec elle. Il la conduisait à son maître, comme on mène l'agneau chez le boucher.
Le chevalier Casse-Cou expliquait, selon ses idées préconçues, cette singulière histoire, mais le père Leguern, lui, n'y entendait pas malice.
— Je ne sais pas, reprit-il tranquillement, de quelle victime et de quel agneau vous parlez, mais faudrait pas croire non plus tout ce que content les gars du pays. Ils voient des sorciers et des farfadets partout. Tenez I vous me demandiez en commençant où était le château de Suscinio. Eh bien ! à ce qu'on dit, le diable y tient son sabbat toutes les nuits. Mais vous penses
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bien q^'v^ w £ait p«s ays^^r cette ga£Go-là à ua tîmx fDittelot comme moi.
Gaiiibremer fut très frappé de ce nouveau renseignement, qui se rapportait à un lieu désigné comme rendez-vous dans la lettre de Bousenna à feu Pavard. Il a^ait demander des détails, quand Marthe parut sur le seuil de l'auberge. Elle donnait la main àBala^qui courut aussîK^t embrasser son cher Francis.
*-> Léguera, cria le chevalier Cassera en élevant la petite fille dans ses bcas, remercie Dieu d'avoir veillé >ur cette efifant. C'est l'héritière de Porspoderl
LE GHEVALIEa CASSE-COU 2Si
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