‹ Le chevalier Casse-CowChapitre 49 sur 52 · LB OHBTAUBR GA8BB-0OU · texte numérisé non relu

LB OHBTAUBR GA8BB-0OU

— Ahl mon pauvre ami, j'ai bien cru que vous étiei perdu, murmura Gambremer.

— Bah! J'en ai vu d'autres dans l'Inde^ maiii c'est égal, c'a été dur. Mais, à propos de ça, il y a tm des lascars de ce Bousennade malheur qui' vient de boire un fameux coup.

-—Vraiment! dit M* Allanic en se ftt>ttant les mains; je pensais que le brick avait coulé à pic et que personne n'avait pu nager.

— Ohl celui-là ne venait pas du brick; il s'était bien jeté à la mer à votre nez et à votre barbe.

— Alors, c'est l'homme qui vous gardait pendant que Bousenna s'apprêtait à vous brûler la cervelle, dit le chevalier Gasse-Gou en s'adressant au notaire.

— Je n'en sais rien, reprit Leguern, mais ce que je peux vous dire, c'est qu'il tirait joliment sa coupe pour m'aborder. J'ai eu l'idée qu'il prenait ma barque pour le canot de ses camarades, car il appelait au se* cours avec des mots où je ne comprenais goutte.

— Et les forces lui ont manqué?

— Oh! il n'y avait pas de danger que je me laisse crocher. La mer était un peu tombée et je pouvais gouverner. Ça fait que chaque fois qu'il voulait mettre les mains sur le plat-bord, je donnais un coup de barre et y évitais. 11 a fini par se fatiguer de ce jeu-là et 11 s'est laissé couler. Quand j'ai vu qu'il ne remontait plus, j'ai jeté le grappin sur un bon fond de sable et je m'en suis venu à terre à la nage.

En toute autre circonstance, Allanic et Gambremer se seraient émus de ce récit; mais, quand on vient de risquer sa vie, on est beaucoup moins disposé à s'attendrir.

— Enfin, dit philosophiquement le notaire, je crois

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qae nous pouvons retourner à Vannes, car il ne reste plus personne de la bande.

i— Vous vous trompez, mon ami, s'écria Cambremer. L'infernale créature que Bousenna avait laissée dans le château m'a échappé.

— Mais, au fait, au milieu de toutes ces batailles, je n'ai pas eu le temps de vous demander ce qui vous était arrivé là-bas.

— Je vous raconterai cela quand nous aurons mis notre blessé à l'abri. Je ne serai pas tranquille tant que nous n'aurons pas quitté cette maudite grève.

— Vous avez raison, et il est temps d'aviser. Notre ami Leguem va prendre le pas accéléré jusqu'à Sarseau et nous ramener un brancard et des porteurs.

— Ohl je serai bientôt revenu, dit le vieux matelot. Vont-ils être assez contents à la douane quand ils sauront que vous les avez débarrassés de tous ces gueux-là 1

— Ebt l'ami, cria Cassonade qui ne perdait pas la tète malgré ses souffrances, un brancard pour moi, ça n'^est pas de refus, puisque j'ai une patte qui refuse le service, mais il ne faut pas oublier une charrette pour emporter le magot.

Gambremer ne put s'empôcher d'admirer l'esprit pratique de son écuyer, mais il n'était point homme à se préoccuper d'un coffre plus ou moins rempli d'or, et il répondit assez dédaigneusement :

— Que nous importe l'argent de ces bandits?

— Je ne suis pas tout à fait de votre avis, dit le notaire, et je crois que Leguem fera bien de se procurer des moyens de transport pour enlever ce prétendu cercueil qui m'a tout l'air d'être bourré de choses précieuses.

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— Mais rien de tout cela ne nous appartient, murmura Gambremer.

— Soyez tranquille, je n*ai point envie de m'approprier ce butin, et je ne serais pas digne de siéger à la chambre des notaires si je ne versais pas le trésor des fraudeurs à la caisse de la douane ; seulement, rien ne nous prouve que cette boîte ne contient pas autre chose.

— Et quoi donc?

— Mais, par exemple, la fortune que Bousenna avait volée au père de votre jeune ami Vernier.

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