‹ Le chevalier de Boufflers et la comtesse de Sabran, 1788-1792Chapitre 8 sur 65 · fut emporté en trois jours par une hernie étranglée · texte numérisé non relu

fut emporté en trois jours par une hernie étranglée

tnrnsrmrrvtt o-

sympathie, car il a été malheureux et peu importe si, quelquefois, il Ta été par sa faute. C'est bientôt fait de dire, comme Fa fait lady Blennerhasset, « qu'il avait commencé sa vie dans les conditions dangereuses d'un enfant prodige pour la finir comme un original V » ; mais, en admettant qu'il y ait du vrai dans ce jugement — et il est difficile de soutenir le contraire, — encore faut-il apprécier les causes d'un pareil changement. Je crois avoir donné plus haut l'explication véritable, et elle me serait confirmée au besoin par une amie d'Elzéar , par la duchesse de Duras : elle répétait souvent : « pour ceux qui ont subi jeunes la Terreur, le bel âge a été flétri, il n*y a pas eu de jeunesse, et ils porteront jusqu'au tombeau cette mélancolie première ». Il n'en a subi que le contre-coup, mais, avec une nature aussi impressionable que la sienne, il n'en fallait pas davantage et jamais il n'a pu se relever.

Nous avons maintenant à voir ce que sont devenus les papiers auxquels il tenait tant. Il n'a pas voulu les laisser à des parents avec les-

Page 1