Kusten Feif, ministre de la guerre
3. Il s'agissait du traité de la Colonne et du traité de l'attaque et de la défense des places.
3. Goertz qui voyageait beaucoup était alors à Aland, île de l'Archipel entre la Suède et la Finlande.
« Cet homme », c'était Mégret, l'ingénieur avec qui Folard s'était rencontré à Malte dans l'entourage du grand-prieur. Une camaraderie quotidienne les avait rapprochés, mais en réalité Folard ne le connaissait que depuis peu et ne savait même pas qui étaient ses parents. Et pourtant avec une légèreté, conforme d'ailleurs au caractère naïf et suffisant du chevalier, celui-ci n'avait pas hésité à le présenter à Charles Xll, puis, lors de son départ, à lui confier son jeune neveu.
Mais de retour en France, il avait eu sur la moralité de Mégret de terribles révélations et, sa défiance s'étant éveillée, il avait pu démêler que vraisemblablement c'était ce faux frère qui intriguaitsournoisement contre lui afin de le supplanter. Au lieu d'un ami il trouvait un rival et même pire encore : un conseiller pernicieux pour son neveu.
Car M. de Robert le père étant mort, Folard écrivit vainement à plusieurs reprises pour faire revenir le jeune garçon. Ses lettres étaient interceptées et il fallut que le chevalier envoyât son propre valet de chambre pour obtenir enfin satisfaction.
Mais avant d'en arriver là Folard avait bien failli plusieurs fois se mettre lui-même en route, et, ponr se faire appeler en Suède, il ne négligeait aucun moyen.
Votre Excellence, écrivait-il à Goertz ^ a appris sans doute les découvertes que j'ai faites dans l'artillerie. Monseigneur le Régent en a vu une partie ; je fais un secret du reste que je veux donner à Sa Majesté [Charles XII].
Un peu plus tard, il envoie les plans d'une pièce complète, mais il se trouve que les dessins du canon sont dans les bagages de M. de Gyllenslviepp et ceux de lafifùt dans le sac d'un valet de chambre. Or, le premier,] empêché de passer, est arrêté on ne sait où. Quelle mal-' chance 1 Voilà les « servants » d'un côté et le « canon » de l'autre 1 Et le chevalier se lamente...
Mais on se demande ce que pensait le propriétaire de