‹ Le chevalier de Folard, 1669-1752Chapitre 114 sur 203 · Musée Calvet, Avignon. Liasse 2150, f · texte numérisé non relu

Musée Calvet, Avignon. Liasse 2150, f

Paul ^ qui végétait obscurément au régiment de Vivarais dans un grade de capitaine d'où sa médiocrité ne devait point le faire sortir. Mais, s'il l'hébergea comme semble l'indiquer sa correspondance, il n'eut pas l'occasion de le voir souvent car il trouva bientôt le collaborateur idéal pour l'ouvrage qu'il préparait depuis si longtemps ; et pendant près de dix ans (1729-1730), il se confina dans une sorte d'existence monastique dont on peut se faire quelque idée par ce fragment d'une lettre de son frère aîné - devenu chanoine à la cathédrale de Nîmes ^

A Suresnes, dans une belle maison de campagne, écrivait Tabbé de Folard, en la compagnie de dom Bernard, de six Bernardins, d'un rhingrave de la maison de Nassau et d'un des plus illustres sujets de l'Académie royale d'Angleterre, c'est trop de plaisir, Monsieur le colonel.

Le chanoine n'exagérait pas et c'était non seulement un plaisir extrême mais un honneur très recherché que d'être admis dans l'intimité de ces Bénédictins de Saint- Maur * sur lesquels rayonnait alors comme une gloire le

1. Paul-Jérôme de Folard avait été au régiment d'Esgrigny successivement sous-lieutenant en 1703, lieutenant en 1703, capitaine en 1708. Réformé dans le régiment de la Marine-Infanterie en 1713, capitaine au régiment de Vivarais en 1718, il fit plus tard les campagnes de 1733- 1734-1735 en Allemagne, 1742-1743 en Bavière et 1744 en Allemagne. Il se retira en 1743.

Page 1