‹ Le chevalier de Folard, 1669-1752Chapitre 119 sur 203 · E. de Broglie · texte numérisé non relu

E. de Broglie

^. Arricre-petit-neveu de la célèbre Gabrielle. 4. Saint-Simon, VI, p. ab^.

mérites. On comprend également que le chanoine de Nimes\ dont Texistence était toute intellectuelle, ait pu envier le bonheur du chevalier.

Il aurait eu même fort envie d'aller le rejoindre, mais c'était sa santé qui l'en empêchait, et non pas, comme on pourrait le croire, la crainte de passer pour Janséniste, au milieu de ces Bénédictins, qui, à ce moment, penchaient fortement du côté des « appelants ». Par exemple, il avait attiré à ce sujet l'attention du chevalier sur l'opinion de leur Irère, le Jésuite professeur à Lyon ^

Ne craignez-vous point que les liaisons que vous avez prises avec eux ^les Bénédictmsy ne vous brouillent avec notre homme de Lyon ? Mais je lui fais tort, car c'est 1 homme de sa robe qui tient le moins aux gens de sa robe, et d ailleurs il n'est point brouillé avec moi qui n'ai pas pourtant un catéchisme différent de vos amis.

Ses confrères dici ^ ont vu le programme* [des Commentaires de PoLybe]. Je faillis à donner un bon coup d"épingle à l'un d'eux qui me témoignait être surpris que vous fussiez aile chercher du secours a baint-Germain. J allais lui repondre que quand on avait besoin de birmond^ et de l'eteau" on les allait chercher où ils se trouvaient et que ces sortes de gens ne se trouvant plus qu'a Saint-Germain, il fallait bien que vous les fussiez ailé chercher là. Mais je respectai la roDe de notre cher frère, et la réponse ne partit point.

1. Le chanoine Nicolas de Folard, Vaine de la famille, était né en i66^. Il avait donc alors cinquante-cinq ans, c'est-à-dire quatre ans de plus que le chevalier.

2. Bibl. nat., ms. f. fr. 19671, lettre du 25 mars 1721. Inédit.

Page 1