‹ Le chevalier de Folard, 1669-1752Chapitre 134 sur 203 · De Bourbon (juin · texte numérisé non relu

De Bourbon (juin

5. Les détails suivants sont tirés d'une pièce inédite curieuse du musée Calvet d'Avignon, ms. 2373, f-»» 245-247.

il s'efforçait par tous les moyens de mettre sa responsabilité à couvert.

Après plusieurs démarches infructueuses, destinées à se faire remplacer ou tout au moins à obtenir un collaborateur, il avait fini par déclarer que : « n'étant point homme de guerre, il ne pouvait se charger d'approuver un ouvrage purement militaire ». Cette fois on lui adjoignit M. de Valière, maréchal de camp, qui après une lecture attentive émit un avis favorable ; et enfin, après beaucoup de temps perdu, le privilège fut accordé. D'autre part M. Le Blanc acceptait la dédicace de l'ouvage et consentait à ce que son portrait parût en tête du premier volume.

Cette faveur était bien faite pour assurer le succès des Commentaires, et aussitôt il se trouva plusieurs libraires associés prêts à se rendre acquéreurs du privilège dans des conditions qui allaient mettre le chevalier fort à Taise. Ces gens s'appelaient :

Pierre Gandouin, quai des Augustins, à la Belle- Image.

Julien-Michel Gandouin, quai de Conti, aux Trois- Vertus.

Pierre-François Giffart, rue Saint-Jacques, à Sainte- Thérèse.

Nicolas-Pierre Armand, rue Saint-Jacques, à Saint- BenoîtK

Le manuscrit leur avait été livré le 12 octobre 1726 sous certaines conditions qui ne tenaient pas moins de quinze articles- et le travail fut assez vite exécuté, puisque le premier tome fut livré au public le 27 mai 1727 et le second quelques mois plus tard dans la même année.

1. Ce sont là les quatre noms qui figurent sur l'édition; mais primitivement le traité avait été passé entre : Julien-Michel Gandoin, Pierre Giffart, Pierre Armand susnommés et de plus : Jean-François Josse, Guillaume-Denis David, Claude la Boislière et Anne Drivot, veuve d'Hilaire Foucault, représenté par François-Jacques Déprime, son gendre, avocat au Parlement et au Conseil du Roi. Il est probable que, selon les clauses de leur traité, plusieurs abandonnèrent leur droit au pri%^lège avant la publication du livre.

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