I. Polybe, t. VI. Préface, p. Vj
écrit sur la guerre ; cet ouvrage commenté, discuté, critiqué et loué davantage encore, non seulement en France, mais dans toute l'Europe, c'était là de quoi enorgueillir prodigieusement même un auteur qui n'eût pas été, comme le chevalier, porté à le faire spontanément ^
I. Nous avons dû renoncer à analyser les sept volumes 10-4" (six tomes et un supplément) dont se composent les Comme?itatres de Polybe. Il y a là un mélange d'histoire ancienne et de récits militaires du temps de Folard qu'on ne peut condenser sans leur ôter toute leur saveur. Mais nous ne saurions trop engager les lecteurs curieux à profiter de l'occasion quand ils trouveront cet ouvrage à leur disposition. Il est d'une lecture facile et parfaitement attachante.
L'Histoire de Polybe commence vers l'an 390 avant Jésus-Christ et comprend surtout les guerres gallo-romaines et puniques, puis une partie consacrée aux luttes d' Antiochus et de Ptolémée IV et à l'histoire générale.
L'œuvre de Folard, qui double à peu près l'importance de l'ouvrage, consiste en appréciations, en comparaisons d'une originalité des plus intéressantes et en récits contemporains d'une vivacité extraordinaire. En tête du premier tome se trouve le traité de la colonne, et en tête des autres, de longues préfaces où l'auteur réfute les critiques formulées contre le tome précédent.
Mais pour ce qui se dégage au point de vue militaire de l'ensemble des Comme7ttaires. il faut lire à l'appendice du présent ouvrage le très judicieux article de M. le capitaine Dussauge. détaché à la section historique au ministère de la guerre.
Celui-ci. en préparant un important travail sur le maréchal de Belle- Isle {le Ministère de Belle-Isle, Fournier, édit.), a rencontré naturellement Folard et il a bien voulu, en homme de métier, nous donner sur le chevalier son appréciation. Quoiqu'elle ait un caractère technique, cette étude est présentée avec tant de clarté et de simplicité qu'elle ne manquera pas d'intéresser tous nos lecteurs.