La nuit portera conseil
5. Musée Calvet, ms. 2373, f"» 57 et 38. 4, Paris (note du manuscrit).
Enfin sauter et rapporter.
En quoi Ton la tint sans seconde
Ce fut voirement à sauter ;
Mais ne sautait pour tout le monde.
Après avoir vu douze étez.
Et douze printems bien comptez.
Elle vint à la fin finale.
Elle mourut, non de la toux,
Ni de la colique rénale,
Car elle mourut de la gale.
Si l'avez, passant, grattez-vous...
Tant de gaieté étonne chez un homme qu'incommodaient fréquemment de terribles vapeurs. Mais si ce mal arrivait parfois à un état aigu, il n'avait aucune prise sur l'esprit du chanoine. Qu'on en juge par ce passage d'une lettre adressée au chevalier ^
Il n'y a que trois quarts d'heure que j'étais à l'agonie. Il y avait deux médecins dans ma chambre qui parlaient, l'un d'émétique et l'autre de gouttes d'Angleterre. Le premier disait : Il faut le vider ; l'autre disait : Non, il faut lui donner un confortatif. Tandis qu'ils étaient à disputer, il est venu une petite sueur, et en un instant je me suis assez bien trouvé pour n'avoir besoin ni de médecin, ni de remède. Ils ont pris du chocolat, puis s'en sont allés, et moi je me suis mis à vous écrire.
Peu de temps après, se souvenant de son effort poétique en l'honneur de Jacqueline, ce rimeur enragé s'ingéniait à fournir un témoignage d'égale sympathie à son propre chien ; et l'une de ses lettres au marquis de Caumont se terminait ainsi : -
Parlons de mon chien maintenant, De Pipion qui fait de plus en plus des siennes ; Qui monte sur les toits et donne trouble au chats, Les empêchant de tenir leurs sabbats ;