hommes. Il y avait alors 15 compagnies par bataillon
2. Paroles textuelles rapportées par Folard. Polybe, t. V, p. 424.
chaussée, et la porte était si petite qu'un seul homme y pouvait passer; double avantage pour la défense. Il y avait aussi un premier étage dans lequel La Roque fit grimper sept grenadiers par une échelle, se réservant le bas pour lui-même et pour le reste de ses hommes. Les autres compagnies étaient réparties tout autour des murs et dans les celliers qui bordaient la cassine du côté droit.
Au fond, c'est-à dire sur la face la plus rapprochée des Impériaux, un groupe important défendait la porte barricadée avec le foudre, et à côté, plusieurs soldats s'étaient postés dans un poulailler d'où ils dominaient la muraille. Quanta la porte du canal, on n'y avait laissé que cinq ou six défenseurs, car il semblait impossible que les ennemis vinssent jusqu'à cet endroit où ils se seraient trouvés pris entre la cassine et deux cents hommes qui, de l'autre côté de la prairie, gardaient le pont jeté par Folard sur la Chiesa.
Enfin par une suprême précaution, afin de se reconnaître dans l'obscurité, les hommes avaient reçu ordre de fixer à leur chapeau un morceau de papier blanc.
Tout le monde était donc à son poste quand les Impériaux arrivèrent avec du canon. « C'était nous faire beaucoup d'honneur, écrit Folard^. Ils nous en firent encore un plus grand d'y venir en forces. Ils avaient presque tous les grenadiers^ de l'armée, du moins quinze cents. Nous ne vîmes point de drapeaux, mais seulement des détachements tirés de différents régiments qui pouvaient aller à mille ou quinze cents hommes et environ mille chevaux, qui se mirent en bataille, où M. le prince Eugène était, dit-on, à la tête, ce que j'ai beaucoup de peine à croire. »
Mais s'il est douteux que le prince Eugène se soit dérangé, il est certain en tout cas qu'il avait donné le