‹ Le chevalier de Folard, 1669-1752Chapitre 3 sur 203 · Ibid., ms · texte numérisé non relu

Ibid., ms

3. Ou de Guay. ou de Gai. Nous avons trouvé dans les pièces ces trois façons d'orthographier ce nom. Le document 2150 donne le prénom de 0 Madeleine », mais un testament de la dame elle-même (2150, fol. 93) porte le prénom de « Marguerite » ; c'est donc à celui-ci que nous nous sommes tenus.

jurisconsulte Jean Gayûs et de Jeanne d'Ausouis, petitefille d'Elzéar, comte d'Avian. On le voit, les moyens de justice expéditive, employésjadisparlesFolard en Savoie, loin de leur aliéner les sympathies, avaient au contraire facilité pour eux les alliances les plus enviables. C'est que, dans ce temps de guerres de religion, on voyait s'allumer à tout instant des haines entre familles dont beaucoup donnaient lieu à des épilogues sanglants. On y était habitué et la décision violente des Folard marquait un caractère énergique qui plaisait, avant toute autre qualité, à une société continuellement préparée à des luttes sans merci.

Pourtant, il faut observer que dès la fin du xvi® siècle, le calme s'était rétabli dans le royaume de France et que, grâce à la politique ferme, sage et populaire de Henri IV, les intrigues personnelles avaient dû cesser de se masquer d'un zèle religieux souvent trop intéressé. Le prétexte aboli, les luttes prirent fin, et le Comtat, de même qu'il avait subi la répercussion des remous voisins, bénéficia de l'accalmie. Il sut transformer celle-ci en une ère de paix, de travail et de prospérité, et ses relations avec le roi de France devinrent excellentes.

Les lettrés et les savants d'Avignon allaient constamment à Paris s'enrichir de connaissances nouvelles et créaient ainsi un lien intellectuel entre la cité des papes et la capitale de la France. Il n'est donc pas étonnant que NicolasFolard, « homme d'esprit et de tête », soit venu à Paris et ait été fort aimé du cardinal de Richelieu ^. C'était bien sur ce monde de grands bourgeois ou de gentilshommes des villes que l'habile ministre cherchait à s'appuyer.

Enfin, pour apprécier à sa mesure l'effort intellectuel des Avignonnais comme aussi le progrès civilisateur dont ils s'enorgueillissaient à juste titre, il faut savoir que depuis 1564 la ville avait appelé les Jésuites pour élever ses jeunes gens. C'était probablement à leur important

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