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3. Le prince de Commercy qui servit l'Empereur ; le prince Paul qui servit le Roi et fut tué à Neerwinden ; Mlle de Lislebonne et enfin Mlle de Commercy qui épousa en 1691 le prince d'Espinoy.
etaien d ailleurs imposantes; l'aînée, très simplemen mise et sans beauté, inspirait du respect ; la cadette belle et gracieuse, attirait; toutes deux fort grandes ;t fort bien faites; mais à qui avait du nez, l'odeur de la Liane leur sortait par les pores ; toutes deux point méchantes pour 1 être et se conduisant même de manière à en ôter le soupçon, mais lorsqu'il y allait de leurs vues etde leur intérêt, terribles.... »
Il ne nous en faut pas davantage, et l'on conçoit facilement d après ce trait que le prince de Vaudemont colossalement enrichi par son gouvernement du Milanais, ait trouvé tout à sa disposition le crédit dont ses nièces jouissaient à la Cour. Son unique enfant, le jeune feld-marechal, était mort en 1704 devant Ostiglia et depuis lors toute son affection s^était reportée sur' les deux sœurs, qui en attendaient beaucoup. Il y avait réci-
^ Maintenant, pour comprendre la valeur de cette influence et apprécier de quelles intrigues inavouables le vieux Grand Roi ne craignait point de s'entourer il faut se reporter aux révélations de Saint-Simon, voir'de quelle façon le chevalier de Lorraine gouvernait Monsieur frère du Roi, et comment, par « son très humble et intime ami Villeroy », il amena Mlle de Lislebonne et Mme d Lpmoy dans 1 entourage immédiat du Dauphin
« Le Roi, SI plein de jalousie pour tout ce qui approchait Monseigneur, non seulement n'en avait point conçu contre ces deux sœurs, mais avait pris confiance en elles et leur marquait en tout une considération distinguée qui dura la même après la mort de Monseigneur
« Il les avait mises de même dans la confiance de Mme de Maintenons »
Contre ces parentés, ces liaisons et leurs puissants
. I. Saint-Simon, t. IX, p. loi. Garnier, édit
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100 Li: CHEVALIER DE FOLARD
appuis, que pouvait le crédit d'un infime officier du régiment de Q.uercy, quelques services qu'il eût pu rendre ?
Il est vrai que, par bonheur, dans la coterie des deux sœurs se trouvait le duc de Vendôme, toujours fidèle à son protégé, et que d'autre part Goesbriant, le gendre de Desmarest déjà tout-puissant au ministère, soutenait solidement Folard de sa précieuse amitié.
Mais pourtant la partie n'était pas égale et le capitaine de Quercy avec sa ténacité faillit s'y briser les reins. Car il était déjà mal en cour auprès de Chamillart qui, lui aussi jusqu'à sa disgrâce, eut partie liée avec le groupe des Lorrains.
« J'avais le malheur de lui avoir déplu, a écrit Folard \ et quoique j'eusse beaucoup de part dans son estime j'étais bien assuré qu'à l'égard de son amitié, je n'avais que faire d'y prétendre. On avait voulu exiger de moi certaines choses qui ne convenaient pas à mes sentiments ; je ne pus m'y déterminer. J'en avertis même M, de Vendôme. Un bon courtisan en eût fait au moins un mystère, je ne crus pas devoir le cacher.
« C'est de toutes les fautes de ma vie celle dont je me repens le moins et qui a contribué le plus à ma mauvaise fortune, et nullement les défauts que mes ennemis m'attribuent sans me connaître. »
Comment allait tourner le vent pour le hardi petit homme, à la suite des lettres qu'après la capitulation de Modène Chibert du Bignon avait envoyées au ministre et dont les termes marquent bien l'antagonisme qui avait dressé les deux hommes Tun contre l'autre ?
... Je puis, Monseigneur, écrivait de Mantoue le commissaire de Modène, le 24 février 1707 -, vous rendre témoignage à la vérité que le sieur Folard, capitaine au régiment de Quercy, lequel avait été envoyé pour servir d'ingénieur, tant par ignorance que par obstination et dérangement d'esprit, n'a rien fait faire de ce qui aurait convenu pour une plus longu défense de ladite place, laquelle il publie avoir été rendue