‹ Le chevalier de Folard, 1669-1752Chapitre 66 sur 203 · Polybe, t. III. p · texte numérisé non relu

Polybe, t. III. p

qui fit qu'on oublia dix-huit régiments de dragons. »

A ce sujet Folard déplore^ qu'on perde de vue trop souvent que les dragons sont en réalité de l'infanterie montée et que, les prenant constamment pour de la cavalerie ordinaire, on ne les utilise jamais à pied.

A Malplaquet, explique-t-il, ces dix-huit régiments eussent été précieux pour faire le coup de feu au centre, au moment où Villars avait dégarni celui-ci poursoutenir sa gauche.

Pourtant ce n'est point le général en chef que Folard incrimine, mais certains généraux « qu'on regardait auparavant comme des Turenne et dont on a éprouvé là le peu de mérite - ».

« Finissons ici, conclut-il nerveusement, car toutes les fois que je pense à cette journée, le dépit me prend par les fautes et les négligences où nous tombâmes. »

Pour lui-même il ne s'en tira pas indemne et reçut << à travers la cuisse » un coup de feu qui lui fit une grave blessure. Ramené au camp de Ruesne^ il y fut immobilisé pendant de longs jours. Mais son activité cérébrale ne fut pas enrayée et, dès le 22 septembre, il écrivait à Voysin quil venait d'avoir connaissance d'une ligne allant de Valenciennes à la Sambre et que « si sa blessure lui permettait d'aller dire ce qu'il en pensait à M. le maréchal de Boufflers, il ne balancerait pas un moment »\

Malheureusement, par sa critique trop franche il s'aliéna le maréchal de Montesquiou ^ auteur de la disposition des troupes; et les effets de cette antipathie ne tardèrent pas à se faire sentir.

A la fin de novembre (i 709) Folard, remis de sa blessure

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