‹ Le chevalier de Folard, 1669-1752Chapitre 77 sur 203 · I. Ministère de la guerre, vol. 2217. p · texte numérisé non relu

I. Ministère de la guerre, vol. 2217. p

connu sa captivité, il s'était empressé de lui envoyer de quoi subsister. Ce n'était pas la première fois du reste qu'il lui venait en aide, et à diverses reprises, au hasard des rencontres, il lui avait fait en plaisantant retourner ses poches*... pour avoir le plaisir de les garnir ensuite, cela s'entend,

Folard avait donc de bonnes raisons de penser que sa captivité serait courte, quand un incident vint tout remettre en question.

Le marquis de Maillebois et le commissaire des guerres, retenus en otage avec lui, apprirent soudain qu'on allait les enfermer dans la citadelle pour presser le paiement de leur rançon qui tardait à venir. Cette mesure vexatoire était absolument contraire aux articles de la capitulation, et, plutôt que de s'y soumettre, les deux otages préférèrent s'évader, ce qu'ils firent assez facilement, grâce à la liberté relative dont ils jouissaient. Ils gagnèrent Arras et de là écrivirent au comte d'Albemarle, gouverneur de Flandre pour les Impériaux, afin de justifier leur conduite.

Mais en chemin ils avaient rencontré un ami, M. de Surville, demeuré en otage à Tournai et, l'ayant averti de ce qui se tramait, ils l'avaient entraîné avec eux^.

On peut croire sans peine que cette triple évasion n'améliora point le sort des autres prisonniers et que ceux-ci furent sévèrement confinés dans la citadelle, car à partir de ce moment Folard ne donna plus signe de vie pendant six semaines.

Ce fut seulement à la fin de la campagne qu'il put recouvrer la liberté. Il se rendit alors à Paris, excédé, fatigué et sans un sou vaillant. Au commencement de janvier 171 1 il sollicitait une commission pour la vente des regrats^.

Or, ces privilèges, qui étaient depuis longtemps un

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