‹ Le chevalier de Folard, 1669-1752Chapitre 85 sur 203 · Deux de quatre cents livres et une de six cents · texte numérisé non relu

Deux de quatre cents livres et une de six cents

mettre à exécution divers projets et construire des appareils dont on ne lui avait jamais remboursé les frais. Ses affaires n'étaient donc pas bien brillantes. Il revint alors à Paris et, toujours attentif aux événements militaires et aux problèmes que pouvait poser la continuation de la guerre avec l'Empereur, il persista à fournir des documents à Voysin qui vraiment n'en savait plus que faire.

Il fallut la paix absolue pour calmer ce terrible raisonneur. A cette époque, pour la première fois depuis bien longtemps, il retourna parmi les siens et fut chargé dans son pays d'une mission qui prouve quelle confiance en réalité inspiraient ses capacités. Il s'agissait d'un canal destiné à faciliter la navigation sur le Rhône ; et Desmarest chargea Folard d'examiner le plan proposé ^ se réservant sans doute de trouver là dans la suite un emploi paisible pour le protégé de son gendre.

Mais déjà des bruits de guerre se faisaient entendre sourdement du côté de l'Orient et l'on parlait vaguement d'une expédition que le sultan préparait contre Malte. Folard dressa l'oreille ; ses instincts militaires se tendirent vers cette occasion ; et il résolut de porter là-bas son génie inventif et sa fécondité.

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