‹ Le chevalier de Méré: rival de Voiture, ami de Pascal, précepteur de Mme. de Maintenon; étude biographique et littéraire, suivi d'un choix de Lettres et de Pensées du ChevalierChapitre 51 sur 57 · ESTHÉTIQUE · texte numérisé non relu

ESTHÉTIQUE

Toutes les choses qu'on trouve à son gré ont quelque rapport entre elles — du moins ce pourquoi on les trouve à son gré — et le goût qu'on prend de ce qui plaît dans une chose donne à connaître ce qui doit plaire dans une autre.

Il me semble que plus les parties dont une chose est composée sont comme il faut, plus elle-même est agréable : je dis « plus elles sont comme il faut », et non pas « plus elles sont belles ». Car on ne les doit pas examiner tout à fait en elles-mêmes, mais par un juste rapport qui établit qu'elles sont faites les, unes pour les autres... A moins que d'observer ces proportions, on ne fait rien sans défaut : la symétrie est nécessaire.

Les grands ornements nuisent quelquefois à la

beauté.

Ce qui tient du champêtre, et même du sauvage, ne laisse pas souvent d'être noble — quoique fort différent de la « noblesse » des Cours. C'est qu'on y voit alors je ne sais quoi de digne et de grand, mais tout simple et comme sans art.

PENSEES ET MAXIMlCa

On a plus d'égard à la parure qu'à l'excellence de la chc^e, et on ne songe pas qu'il en faudrait juger comme de l'or^ qui est estimé selon qu'il est plus fin et plus pur.

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