‹ Le chevalier de Pampelonne (volume 2)Chapitre 130 sur 185 · GOURDON SE PASSIONNE DE PLUS EN PLUS · texte numérisé non relu

GOURDON SE PASSIONNE DE PLUS EN PLUS

— Malheureux ! s'était écrié Rochoraorte courant à Paiiipelonnc dès la première décliargc d'artillerie... malheureux! qu'avez - vous fait?

— xlla foi ! l'occasion était trop belle, je n'ai pu y résister... Feu! mes enfants... A la bonne heure !

Une nouvelle détonation avait aussitôt fait gronder les échos de la Mayenne sur des tons formidables.

Pampelonne riait, à cœur joie, de voir détaler les citadins, et débitait sur leur compte les plus étourdissants quolibets.

— Au moins puisque le mal est fait, dit Gourdon, ménageons notre poudre, nous ne tarderons pas à en avoir besoin.

— Ah çà ! mon cher baron, demanda le Gascon s'adressant à Rochemorte, je crois, Dieu me pardonne, que vous plaignez ces malotrus... Ne fallait-il pas les corriger et traiter ce gredin de du Ilalot avec quelque peu d'humanité?

— La correction nous coûtera cher.

— Comment l'entendez-vous?

— Jusqu'à présent, nous n'avions rien eu à démêler avec la ville, et nous aurions pu vivre en assez bonne intelligence avec les Angevins.

— Peste ! interrompit Pampelonne, avez-vous vu comme ils accommodaient ce pauvre du Halot!... Etait-ce encourageant?

— Laissez-moi achever ma phrase et ma pensée : nous aurions vécu en bons voisins parce que nous aurions entamé quelque négociation jusqu'à l'arrivée du prince de Condé.

— Mais puisque le prince arrivera dans la journée, ditGourdon.

— Il peut être retardé.

— Alors ce sera Joyeuse qui arrivera le premier, voilà tout ; et pourvu que nous tenions trois fois vingt-quatre heures, c'est plus qu'il n'est besoin.

— Il est vrai, dit Gourdon, que ces bourgeois

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