‹ Le chevalier de Pampelonne (volume 2)Chapitre 143 sur 185 · CHAPITRE TI. V · texte numérisé non relu

CHAPITRE TI. V

— Sarpcjou! dil Païupclonne, si Dieu m'avait fait poltron, (iiicllc belle [)ciir j'aurais dans ce maudit cabinet noir où sont tant de laides elioses!... Ali eà ! cbercbons un peu mes provisions et allumons une bougie, car avant tout il faut voir clair en ses affaires.

Alors il se baissa, et raarcliant à quatre pattes dans la direction du coin où il avait déposé ses vivres :

— Ah! ah! dit-il, voilà mon [)anier... il est heureusement gros et lourd et bien bourré.

Saisissant le panier par les deux anses, il le souleva comme s'il eût été vide.

— Hé! hé! s'écria le Gascon, qu'est-ce? les crapauds m'auraient-ils mangé mes jambons et bu mon vin?

Tout à coup il poussa un soupir d'effroi et laissa tomber le panier qui était littéralement vide.

Les cheveux de Pampelonne se dressèrent sur sa tète. Il crut avoir mal palpé les choses, se baissa de nouveau et allongea le bras le long du mur.

Tout brave qu'était le chevalier, il jeta, cette fois, un cri terrible.

Une main longue, sèche et nerveuse avait saisi sa main, et la secouait delà même façon que fait un ami à un ami auquel il souhaite le bonjour.

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