‹ Le chevalier de Pampelonne (volume 2)Chapitre 176 sur 185 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

travaillé , pendant votre congé ; grâce h vous, nous allons faire la guerre le ventre souvent creux et les pourpoints toujours troués.

— Sire...

— Nous vous (levons cent raille écus , que nous ne vous rendrons pas de sitôt, c'est bien le moins.

— Sire, tout ce que je possède est à vous, mais daignez m'instruire... M. dePampelonne prétend que je vous ai ruiné.

— Ruiné de fond en comble, vicomte... 31 essieurs , ajouta le roi s'adressant à ses officiers, nous monterons à cheval cette nuit pour surprendre Cahors. A défaut d'argent, servons-nous galamment du fer et du plomb qui nous restent. M. de Gourdon , vous partirez demain pour le Daupbiné, où Lesdiguières me mande avoir besoin d'un gros renfort... Vous voyez que je supplée la quantité par la qualité.

Puis, baissant la voix :

— Si nous vous éloignons pour quelque temps de notre personne , c'est que nous avons encore sur le cœur le piteux état où, grâce à vous, se trouve notre trésor... Il faut un exemple.

— Ah çà ! Pampelonne, glissa Gourdon à l'oreille de son ami, le mot de l'énigme, s'il te plaît, ou je me fâche tout de bon, cette fois.

— Mon cher, c'est maintenant le secret du roi.

— Triple mule ! tu te mordras les doigts, un jour ou l'autre, de ton entêtement, grommela le vicomte en se séparant brusquement de Pampelonne qui riait sous cape et de tout cœur.

Deuxième |Iûrtte.

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