‹ Le chevalier de Pampelonne (volume 2)Chapitre 57 sur 185 · CHAPITRE VIJI. 1 i · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIJI. 1 i

— A propos, où est-il, ce pauvre vicomte ?

— Il étrille sans doute votre cheval, et il rétrille en conscience, soyez-en convaincu.

— Est-il toujours amoureux?

— Toujours.

— Le roi veut lui tirer les oreilles.

— Pardieu ! qu'il s'en garde; sans cette passion baroque, nous ne prendrions pas le château d'Angers... C'est une Durandal que Tépée de Gourdon.

Les conjurés dînèrent lestement, et, un peu avant midi, du Fresne et Pampelonne se levèrent de table, serrèrent la main à leurs compagnons et sortirent.

— Allons! drôle, cria le Gascon au vicomte de Gourdon qui criblait de l'avoine devant son écurie, suis-nous.

— M. Tabbé , permettez-moi de passer ma veste.

— Dépêche-toi.

— Amenons-nous donc ce goujat? demanda du Fresne?

— Ne voyez-vous pas qu'il a hérité des bras d'Hercule, répondit Pampelonne avec bonhomie, et que d'un coup de poing il peut faire mieux que moi d'un coup de hache?

— Vous avez, et vous aurez toujours raison, répondit le capitaine, marchons !

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