‹ Le chevalier de PampelonneChapitre 147 sur 175 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Poissy, cher ami, mais je ne vous quitterai pas dans ce moment douloureux... Courage, vicomte ; il est sans doute un contre-poison que l'alchimiste nous indiquera.

— Pars ; va où ton devoir le demande, repondit Gourdon. Je peux me séparer de toi [)our quelque temps sans me plaindre, puisque l'éternité me sépare de mon plus doux trésor.

Venczia, en reprenant ses sens, fondit en larmes et jeta de déchirants sanglots; elle ne tendit qu'une main défaillante à Pampelonne qui haisa cette main pour prendre congé, et sortit avec Gourdon qu'un douteux espoir conduisit en toute liàteà l'hôtellerie de Pélican, chez l'ulchimiste...

Venczia se mit en i)rièrc près de la marquise, et déchira son heau sein de ses ongles rosés, à la manière des filles de sa tribu.

Pampelonne monta à cheval dans la cour de l'hôtellerie, donna rendez-vous à Gourdon au château de Dourdan où il lui conseilla de conduire la signora Fabiani, et prit le chemin de la barrière Saint-Jacquos.

Comme le Gascon passait devant la petite porte de l'hôtel Montpensier, cette petite porte s'ouvrit, et il reconnut à la lumière d'une lanterne le sombre visage de Jacques Clément, que reconduisait une femme de la duchesse.

— OÙ allons-nous maintenant? dit à demivoix un hoiiiiuc vêtu d'une robe de jacobin qui attendait dans la rue.

— A Saint-Cloud , répondit Clément. Après le paradis, renfer.

— Corbeuf! je n'en finirai donc jamais avec cette canaille ! grommela Pauipelonne. Elle sort de dessous terre!... Après la duchesse, Satan ! c'est tout un !

Et il piqua des deux.

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