‹ Le chevalier de PampelonneChapitre 60 sur 175 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

— Quant à ceci, je ne m'en doute pas.

— Tu me trompes... ii y a un mystère làdessous.

— Tant mieux ! les mystères font la poésie de la vie.

— Comment expliques-tu les voyages continuels que fait la marquise?

— Je ne me les explique pas du tout... à quoi bon ?

— Ne les trouves-tu pas singuliers?

— Nous en connaîtrons bientôt la cause... Seriez-vous jaloux, par hasard?

— La jalousie est souvent une offense... cependant.

— Bah ! mon cher, ce qui sera éternellement stupide chez les amoureux, c'est cette démangeaison de tout soupçonner qui les tourmente. Livrons -nous au hasard, et marchons droit devant nous. Qui vivra verra, comme disait le pauvre Lansae. Savez-vous au juste quel rôle Venezia joue près de la marquise?

— Venezia aime la marquise comme elle aimerait sa mère ; la marquise aime Venezia comme elle aimerait sa fille ; voilà tout ce que j'en sais.

— Pour le moment, ceia me suffit... Ah! voilà la tète de notre colonne arrêtée... Allons trouver Chàtillon pour savoir ce ([u'il compte faire de nous.

12i lE CHEVAIIER DE PAMPEtOfïNE .

Gourdon et Panipelonne prirent le galop, pour se rendre au eercle des officiers ealvinistes qui tenaient conseil.

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