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mio, non cé piu rémedio !
Mon Dieu, il n’y a plus de remède !”?
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FALARDKAU. 19
En entendant ces paroles, Falardeau tomba sans connaissance.
On le conduisit à l’hôpital où la plaie fut cautérisée; mais malgré tous les soins, il tomba dangereusement malade.
— J'étais, racontait-il plus tard, si bien persuadé que j'allais mourir d’hydrophobie, qu'aussitôt que je pus me tenir sur mes jambes, je me hâtai de mettre ordre à mes affaires spirituelles, et de partir
pour Bologne et Vénise, où il me restait plusieurs tableaux inachevés. Je n'avais qu'une idée; c'était de terminer ces tableaux, et de m’en revenir mourir à Florence.”
Les forces lui manqguèrent à Bologne. De retour à Florence, il y fut saisi d’un accès de fièvre terrible, accompagné de tous les symptômes de l’hydrophobie.
À quelque temps de là, lorsqu’il se croyait en voie de rétablissement, il fit une rechute presqu’aussi redoutable que sa première maladie. |
Le bras, l'épaule, le côté gauche ne lui devinrent plus qu’une plaie.
Il fallut y appliquer le fer et le feu. I! perdit une phalange d’un doigt de la main gauche.
Bientôt il ne fut plus qu’un squelette, obligé de marcher tout
courbé d’un côté, soutenu par son domestique.
Ce ne fut que durant le cours de l’année 1855 que sa guérison devint complète.
Depuis lors son étoile n’a plus pali.
Une des belles époques de sa vie, est: l’année 1856, pendant laquelle il entreprit en compagnie de son fidèle serviteur, Federigo Piccini, un voyage artistique dans les montagnes.
Le choléra faisait alors de grands ravages à Florence et en Italie,
Notre voyageur, à l’abri de tout danger au milieu de l’air pur et
vivifiant des Apennins, cheminait de couvent en couvent, étudiant et copiant les chefs-d’œuvre qu’ont semés les princes de l’art, avec tant de profusion, dans chaque monastère, dans chaque vallon, sur chaque éminence de cette terre fortunée ; —faisant poser les moines pour ses tableaux,—esquissant les splendides paysages, les hautes cimes nageant dans les flots de cette lumière italienne tonte d’or, d'azur, de saphyr et de rose, les troupeaux suspendus aux flancs des rochers avec leurs pâtres nonchalamment endormis sous les buissons, au chant des cigales,—s’extasiant devant les
perspectives sans bornes, les auro-
res, les levers de soleil éblouissants, les bois suspendus sur les abimes, la neige des torrents, les lacs endormis dans les corbeilles des vallées, les nuages glissant sur la moire de leurs eaux,—puis, le soir, s’agenouillant devant quelque Madone couronnée de fleurs dans sa corniche rustique, ou dans quelque chapelle recueillie au sein d’un cloître.
Le 17 septembre 1861, il laisse un moment sa palette et ses pinceaux pour offrir sa main à une noble fille de Florence, Dile Catherine Manucci-Benincasa.
Le marquis Manucei-Benineasa,
père de Madame Falardeau, compte parmi les gloires de sa . famille, une des plus grandes saintes de l'Eglise, sainte Catherine de Sienne.
Sous le premier empire, il servit longtemps dans l’armée française, en qualité de capitaine d’étatmajor de Napoléon 1er, et fut décoré sur le champ de bataille de Bautzen.
Madame Falardeau perd, très jeune, son père et sa mère (descendante des comtes Rossi) et tut confiée à la tutelle d’un oncle, jusqu’au jour où elle est entrée sous le toit de notre heureux compatriote.