‹ Le Cheyne-Stokes dans les néphrites: Sa pathogénieChapitre 16 sur 24 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

(Bard et Bonnet. Recherches et considérations eliniques sur les différences de perméabilité rénale dans les différentes espèces de néphrites. 189$, page 29.)

Claude R...,59 ans, entré le 16 octobre 1897.

Oppression légère depuis un an. Jamais d'œdème.

La pointe du cœur est dans le sixième espace, en dehors de la ligne mamelonnaire; à son niveau, choc en dôme ;

il y à un peu de dilatation d'ensemble. Tendance au bruit de galop.

Cheyne-Stokes prononcé.

Pouls très ample et très étendu (22 au sphygmomanomêtre de Potain). Radiales sinueuses et dures. Souffle de Duroziez très léger.

Dépôt urinaire: pas d'éléments rénaux ; un peu de pus vésical.

Urines du 20 octobre (le Cheyne-Stokes existant) : coloration normale; trouble faible; faible dépôt nuageux ; réaction acide faible; odeur ammoniacale. Volume : 1650 ; densité : 1015 ; urée : 13,70 ; acide phosphorique : 1,38. Un peu d’aibumine. Pas de sucre.

Epreuve de l’iodure : le 30 octobre, on fait une injection de quatre cgr. d'iodure de potassium. L’élimination des 24 premières heures est de 15 mmgr. 799 de KT ; le volume des urines est de 1580 cc. Cette exploration indique une perméabilité légèrement diminuée.

Les signes de néphrite interstitielle sont évidents : hypertrophie cardiaque, bruit de galop, hypertension artérielle, mais s’accompagnent de lésions artérielles. L'examen des urines indique une élimination urinaire suffisante, et l'épreuve de l’iodure révèle une perméabilité relativement peu diminuée, qui coïncide pourtant avec la dyspnée périodique.

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