‹ Le Cheyne-Stokes dans les néphrites: Sa pathogénieChapitre 5 sur 24 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Historique de la question du Cheyne- Stokes dans les néphrites.

Les notions anciennes : le Cheyne-Stokes, syndrome d'origine cardiaque et cérébrale.

Notion tardive du Cheyne-Stokes, syndrome d'origine rénale : Théodore Von Dusch, Traube, Roth, Fischl, Potain et Cuffer, Saloz, Wertheimer, Pic, Carrel-Billiard, Rabé, Rendu.

Les théories physiologiques : bulbaire, cérébrale, mixte.

C’est une notion classique aujourd'hui d'admettre l'existence du rythme de Cheyne-Stokes au cours des néphrites et de dire avec Rendu (40) « que la constatation du phénomène doit immédiatement faire remonter à l’idée d’une affection rénale arrivée à la phase des accidents urémiques ».

Cette donnée clinique est de date relativement récente. C’est en effet la notion d'un rythme de Cheyne- Stokes d'origine asystolique, le plus souvent, qui est présentée par les premiers auteurs. Cheyne (12) le premier, ne signale ce type particulier de respiration, que chez un malade atteint d'affection cardiaque et d'hémiplégie. Stokes (48), en 1856, en fait un signe pathognomonique de la dégénérescence du cœur. Sweig (46), en 1857 l'observe dans les affections céré-

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