INTRODUCTION. VII
breuses victimes du massacre de la Saint-Barthélemy. Sa parole ne réunissait pas seulement autour de lui des écoliers avides de science, mais encore des hommes placés aux rangs les plus élevés de la société : des présidents, des conseillers au parlement, des poëtes, tels que Ronsard, Baïf et Muret.
Henri I lui continua la protection dont l'avait honoré son prédécesseur ; c’est à la demande de ce prince que fut composé le poëme du Chien courant, si admiré de Ronsard, de Joachim du Bellay et de Baïf. Sa faveur auprès du roi excitait bien l’envie des courtisans; mais elle était si solidement établie qu’une circonstance fort délicate, que nousallons rappeler, ne put l’ébranler.
Sur la demande de Baïf et du musicien Thibaut de Courville, Charles IX, par lettres patentes du mois de novembre 1570, avait autorisé l'établissement d’une
académie.
« de Malmédy, et cependant Scévole de Sainte-Marthe prétend, « dans ses Éloges (liv. IV.), que le roi donna pour successeur « à Ramus, comme lecteur: en éloquence latine, Jean Passerat, « l’un des auteurs de la Sutyre Menippée. Sainte-Marthe n’aura « vu sans doute que l’éloquence, là ou d’autres n’ont vu que la « philosophie. » (Charles Waddington, Ramus, 1855.)