‹ Le Chien courantChapitre 7 sur 31 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

Ces lettres disaient: « Qu’afin que ladite académie soit suivie el honorée des plus grands, le roy acceptoit le surnom de protecteur et de premier auditeur d’icelle. » Henri IIL avait tenu à honneur de remplir les promesses de son frère ; les corps académiques ont toujours été exposés à l’épigramme; or Henri réunissait souvent la docte compagnie dans ses appartements pour se faire expliquer les principes de la langue, son éducation ayant été, comme on sait, fort négligée à dessein par sa mère, Catherine de Médicis. Ces occupations, bien frivoles pour un souverain chargé d’aussi graves intérêts que Henri IT, à une époque où les factions politiques et religieuses se partageaient la France, faisaient dire à Marillac : Declinare cupit, vere declinat.

Passerat, après avoir traduit par ordre du roi les derniers vers du magnifique épisode du VI: livre de lÉnéide, où Anchise, après la rencontre d’Énée aux enfers, dévoile à son fils l’avenir de la domination

romaine :

Excudent alii spirantia mollius œra, Credo equidem ; vivos ducent de marmore vultus,

envoya sa traduction à ce prince avec ces vers :

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