‹ Le chien d'or [microforme]Chapitre 32 sur 73 · VIT · texte numérisé non relu

VIT

O Caroline de St Castin! pauvre martyre de l’amour ! pauvre victime de la jalousie ! parmi toutes ces pensées qui obsèdent votre esprit, dans la solitude et le silence de cette nuit lamentable, n'est-il pas une pensée de crainte et de terreur? Comment pouvez-vous, tranquillement et sans soupçon, attendre cette femme inconnue qui vient d’une façon si AAA IeNRes frapper à la porte de votre dernier re-

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Hélas ! Caroline comptait les minutes une par une, à mesure que l’aiguille les marquait sur le cadran de l’horloge !

Elle tremblait, mais elle ne savait pas pourquoi. Elle avait hâte d'entendre dans sa porte les coups fatals !

Elle ne soupçonnaïit nullement une intention criminelle. Son ange gardien s'était détourné pour pleurer. La providence semblait l'avoir abandonnée.

Peu à peu, les bruits du château s’éteignirent. Comme minuit approchait, elle descendit à la chambre secrète pour recevoi: l'étrange visiteuse qui avait tant de choses à lui révéler.

Elle était mise avec soin, mais fort uniment. Ses longs cheveux noirs flottaient sur son cou et ses épaules. Elle portait une longue robe blanche retenue à la taille par un ceinturon noir : Un refrain de-deuil dans un hymne joyeux! Elle ne portait

aucun or!

donnée Bi oint se & élas! la doutait pe soufile de existence,

Elle prit voltigèren mance qu’ autrefois, était tout « soupira et uitare p olienne, liques.

La lam suspendit dans un s

Elle écc ne se fer affreusem

| affreusement,

aucun ornement, sauf une bague que lui avait donnée Bigot, un gage d'amour dont elle ne voulait post se séparer et qui soutenait son gr 7 élas! la pauvre enfant, elle si constante, elle ne se doutait pas combien était vain le talisman! Un soufile de l’enfer alluit bientôt emporter sa jeune existence, et avec elle ses peines terrestres!

Elle prit sa guitare et, machinalement, ses doigts voltigèrent sur les cordes harmonieuses. Une romance qu’elle aimait beaucoup, et redisait souvent, autrefois, dans ses heures d'ivresse, quand sa vie était tout ensoleillée, lui revint à la mémoire. Elle soupira et d'une voix basse et douce, pendant que la

uitare pleurait suavement comme une harpe olienne, elle se mit à chanter ces paroles mélancoliques,

La linotte, sur l’aubépine,

A l’heure où la cloche sonnait, Chantait, et sa voix argentine

Comme un chant des cieux résonnait !

Comme un chant des cieux quand la rose Fleurit sur le bord du chemin, Et que les pleurs d’un ange arrose

Ses douces feuilles de Carmin !

O linotte joyeuse, cesse Sur l'arbre vert, tes chants joyeux !

Ma patrie est dans la tristesse, Mon pauvre cœur est soucieux !

Mon pauvre cœur plein de souffrances N’espère plus au le i

J'ai pris la coupe d’espérance

Mais elle tombe de ma main!

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