‹ Le chien d'or [microforme]Chapitre 59 sur 73 · APE PA RME ONE · texte numérisé non relu

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LÉ CHIEN D'OR | PRE Angélique aperçut alors deux jeunes gens avec ses L

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—Oh! je vous demande pardon! messieurs, dit- |

amies : Ml ES er- UE | se. < AU elle, je ne vous avais pas vus |! RUN | Ve. à C'étaient messieurs LeMercier et D'Estèbe. HUE! d —Mon voile me nuit, ajouta-t-elle. h |:

an Et elle le rejeta de coté fort coquettemént, puis AE | offrit le bout de ses doigts aux gentilshommes qui AU ES y mirent un baiser. , | 17 en —Bonjour! Angélique! exclama joyeusement ML Il mademoiselle Hébert. Quelle belle matinée ! Oh ! a fi Ste . comme vous êtes rayonnante de fraicheur, ma. a LL én chère amie! : < i L! con- — N'est-ce pas ! répondit Angélique en scandant 1 RE tua. à sa réponse de son rire argentin. C’est vois-tu l'air NUE y éti- du matin et une bonne conscience qui me-ravivent, il ds -VO: . —Vous achetez des fleurs ? demanda-telle aux 4 nône jeunes filles. Jai été en chercher à Sillery, moi! il que … Et du bout de sa légère badine. elle caressait sa joue rose. | 2 k àtues Elle n’eut pas le temps de continuer, car de Péan 4 de lui fit remarquer alors qu'il y avait du tumulte de. | ont l’autre côté du marché. APE ki des —Venez-vous, dit-il, nous allons vôir céque c’est ? (A , ‘des - VE R hi: | Mesdemoiselles Hébert et de Grand'Maison ne. 1H) furent pas fâchées de la voir s'éloigner. Elles se 4Ù sentaient écrasées par ses airs de souveraine, et EN craignaient qu’elle ne leur enlevât leurs cavaliers. ou L’enchanteresse n'avait qu’à dire un mot et tous la 1E : l suivaient. . nn | Li Guidée par de Péan, elle arriva bientôt à l'endroit ‘k arrête où l’on se querellait. On voyait les gestes de menace, 4 de on entendait les cris de fureur qui précèdent d'or- ‘Le éliq re dinaire les coups d'épée et les combats en règle. E à. Ras. À sa grande surprise, elle reconnut LeGardeur de LE

Repentigny, ivre et furieux, qui s’efforçait, en Jjurant, de pousser son cheval dans la foule.

Il venait de laisser la table de jeu. Il avait perdu ,

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toute la nuit, et, dans son désespoir, il avait bu et accusé le sort d’injustice. Il prétendait que le colonel St. Rémi l'avait friponné au piquet et lui refusait sa revanche.

— [1 a quitté le palais comme un serpent! criait-il, je veux le rejoindre et lui cingler la figure avec mon fouet, s’il ne consent à se battre comme un gentilhomme !

Le Gardeur était accompagné du sieur de Lantagnac, un fameux dissipé qui avait gagné sa confiance, et qu’il trouvait tour à tour sans égal ou souverainement méprisable,'selon qu'il était ivre ou à jeun, lui Le Gardeur.

Ce jour-là, sur un mot de De Péan, le sieur de Lantagnac s'était attaché à Le Gardeur comme son ombre. Il avait bu avec lui, et avait excité sa colère contre St. Rémi, tout en ayant soin cependant de se tenir assez sobre lui-même pour parer à tout événement.

Ils se dirigèrent ensemble vers la place du marché, ayant appris que St. Rémi était à l’église. Ils voulaient l’insulter par un coup de cravache et le forcer à se battre en duel—Le Gardeur du moins.—-Le misérable de Lantagnac mentait quand il se vantait d’être prêt à tout.

4 Ils allaient à toute vitesse, au risque d’écraser les

* gens qui se trouvaient sur leur chemin.

© —Ce sons des gentilshommes de la Friponne!

cria-t-on, et ils furent poursuivis par des malédictions.

Juste à ce moment-là, le bourgeois Philibert se

trouvait avec un de ses pauvres. Il s’informait de sa santé, de ses peines, de ses besoins, et le pauvre, appuyé sur ses béquilles, écoutait la tête inclinéeet le sourire sur les lèvres, les bonnes paroles de son protecteur.

De Lantagnac reconnut le bourgeois.

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—Le maudit! grinça-t-il, si je l’écrasais comme par accident !

Et il fouetta son cheval.

Le bourgeois le vit veniret lui cria d'arrêter, mais en vain.

Le cheval de Lantagnac fit un écart et, sans modérer de vitesse, passa sur le malheureux infirme qui roula dans la poussière, la figure tout ensanglantée. Le fer du sabot l'avait frappé au front.

Le Gardeur arrivait, éperonnant sa monture et criant comme un diable de livrer passage.

Le bourgeois comprit le danger.—Pas pour lui, il ne craignaïit rien ; mais pour le pauvre quiétait par terre baignant dans son sang.—Il se précipita pour détourner le cheval.

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