LOUPS DE FRANCE
Mettant en parallèle le loup, auquel il reproche sa férocité, et le chien dont il vante la générosité, Buffon s'est écrié : « Le chien se contente de la victoire, il ne dévore pas sa proie : il ne trouve pas que le corps d'un ennemi mort sent bon ! »
Non seulement cette affirmation n'est pas concluante, mais encore elle est inexacte. Tous les chasseurs savent que beaucoup de chiens courants emportent à travers bois les lièvres
HISTOIRE NATURELLE DU CHIEN
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blessés qu'ils parviennent à atteindre et les dévorent à belles dents. Et cependant le chien courant est bien nourri chez son maître, tandis que le loup contraint de vivre dans les forêts loin de toute habitation humaine est réduit, sous peine de mourir de faim, à se nourrir des animaux qu'il peut saisir. Le proscrit affamé ne peut qu'être féroce et rusé.