JUSTICE, COMPASSION, HYGIÈNE, MORALE
Elle provoque, encourage et tente de réaliser toutes les mesures capables de soustraire les animaux à de mauvais traitements, en même temps elle rappelle à l'homme qu'il ne doit exercer qu'avec douceur l'emploi que sa supériorité intellectuelle lui donne sur toute la création.
Ces doctrines ne sont point l'expression d'une sensibilité exagérée, mais une extension de l'esprit de justice à l'égard des animaux. Elles obtiennent aujourd'hui dans le monde entier un succès toujours croissant, qui témoigne incontestablement d'un nouveau progrès de la civilisation.
Plaider, au nom de la justice et de la compassion, la cause des animaux, inférieurs à l'homme sans doute, mais qui jouissent comme nous de la sensibilité et de la vie; rappeler que la loi du 2 juillet 1850, dite loi Grammont, punit de l'amende et de la prison ceux qui la méconnaissent en maltraitant publiquement les animaux domes-
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tiques; enseigner le rôle et l'utilité de chaque espèce animale dans l'ordre de la nature; démontrer qu'il n'en faut faire souffrir aucune inutilement, même celles dont la mort est jugée nécessaire ; telle est la mission des sociétés protectrices des animaux.
Donc, répression des mauvais traitements.
Les membres de la Société, munis de leur carte, sont invités à intervenir personnellement pour faire cesser les sévices exercés sur les animaux, lorsqu'ils en seront témoins ou seulement informés.
A cet effet, ils peuvent :
P Inviter un agent de l'autorité à dresser un procès-verbal, s'il s'en trouve un sur les lieux;
2° Ou signaler le fait, par écrit, à M. le préfet de police; par écrit ou en personne, au commissaire de police du quartier.
Outre la dénonciation pour fait d'infraction à la loi Grammont émanant d'un témoin, tout propriétaire d'un animal blessé ou tué par un tiers pourra se constituer partie civile contre le délinquant, c'est-à-dire demander des dommagesintérêts pour le tort qui lui a été causé.
Par décret du 22 décembre 1860, — la Société protectrice des animaux, dont le siège est à Paris, — a été reconnue comme établissement d'utilité publique, et ses statuts approuvés.
Dans un concours annuel, la Société protectrice des animaux récompense par des médailles, des diplômes ou des primes en argent, les personnes qui, par leurs actes directs ou leur propagande, ont contribué à la pratique ou à la vulgarisation de ses doctrines.
Tels sont: les auteurs d'œuvres scientifiques, littéraires ou artistiques; lesinventeurs, les instituteurs et les institutrices; les élèves des écoles primaires; les cavaliers de l'armée; les sapeurs-pompiers; les bergers, aides agricoles de tout genre,
gardes et conducteurs de bestiaux, cochers, palefreniers, charretiers, voituriers, marécliaux-ferrants, garçons bouchers, agents des abattoirs, agents de l'autorité, et toute personne, enfin, ayant fait preuve à un haut degré de bienveillance, de compassion et de soins intelligents envers les animaux.
Un grand nombre de personnages connus figurent parmi les membres de la Société protectrice des animaux; nous citerons au hasard quelques noms que nous avons trouvés dans une longue liste : MM. Gustave Aimard, Auguste Barbier, le docteur Blanche, le commandant Borsary, Aristide Boucicaut, Claretie, Dalloz, Alexandre Dumas fils, Mme la baronne Erlanger, MmeFaustin-Hélie, M. Fourcaud, sénateur, le prince Galitzin, Germer Baillière, Gautier, Godillot, Gueneau de Mussy, Alphonse Guérin,Hérold, Hovelacque, Hubert, Edouard Laboulaye, Henri de Lapommeraye, le baron Larrey, Léonide Leblanc, Lévy, Marne, Michel Masson, Alphonse Millaud, A. de Neuville, Jules Noriac, Eugène Paz, Pereire, Bandon, Mme Baoul de Navery, Bénédict-Henry Bévoil, le docteur Bicord, Schœlcher, Jules Simon, Pierre Yéron, sir Bichard Wallace, etc., etc.
Lamartine fut en 1858 le lauréat de la Société protectrice des animaux. L'auteur des Méditations reçut une médaille de vermeil, la seule dont pût alors disposer la Société. Lamartine adressa au comité une lettre de remerciements reproduite en partie dans le rapport de M. Paul Viguier.
« Tout ce qui a un sentiment, disait le poète, tout ce qui aime a le droit d'être aimé; tout ce qui souffre a un droit à la pitié, il ne manque aucun échelon à l'échelle des créatures sensibles qui s'élève dans son ascension graduée de la brute à l'homme.
«... La justice n'est pas seulement un rapport divin de l'homme à l'homme, elle est un rapport de l'homme avec toute la création... La tyrannie pervertit le tyran. De la bru-
talité envers l'animal à la férocité envers l'homme, il n'y a que la différence de la victime. »
C'est ainsi que devait s'exprimer le grand poète dont l'àme était faite de douceur, et qui, hélas ! est aujourd'hui trop oublié.
Depuis 1858, un seul homme de lettres a obtenu une grande récompense de la Société protectrice des animaux; c'est Aurélien Scholl, le chroniqueur merveilleux, qui à mesure qu'il écrit trouve une verve nouvelle.
Malgré son apparence légère, malgré sa forme badine ou du moins toujours spirituelle, sous ses facettes éclatantes, ce Parisien montre toute la générosité de son cœur. Il ne cesse point de s'intéresser à quiconque souffre et pour lui la question sociale s'étend à tous les êtres vivants.
La Société protectrice des animaux remplit un rôle essentiellement humanitaire et civilisateur, a écrit Aurélien Scholl. On ne peut refuser à ceux qui la composent une sorte d'admiration, si l'on considère qu'ils ne briguent ni les honneurs, ni les avantages que cueillent les membres de beaucoup de sociétés.
Parmi les nombreux legs faits à la Société protectrice des animaux, il faut citer celui de M. le commandeur da Gama Machado, montant à la somme de 20,500 francs. Le revenu de 1000 francs prélevé sur ce legs a pour objet spécial l'entretien, à l'angle du pont des Saint-Pères, à Paris, d'un préposé chargé de prévenir les infractions à la loi Grainmont. L'exécution de cette; clause a commencé le 11 mars 1872, avec l'agrément de M. le Préfet de police.
Les membres de la société s'imposent des sacrifices d'argent qui, chez quelques-uns, sont considérables.
Aurélien Scholl, qui a consacré aux animaux torturés par l'homme un grand nombre d'articles émus a écrit sur le chien un petit roman de quelques pages, intitulé Follette, qui est un véritable chef-d'œuvre plein de grâce, de délica-
tesse et de sentiment. Ce récit quoique datant de peu, a été si souvent reproduit que nous n'osons point le reproduire à noire tour; c'est en ({uelques pages une chose aussi exquise que Chien-Caillou tant loué par Victor Hugo.
Mieux que Chaniptleury selon nous, et mieux que Théophile Gautier qui, dans sa Ménagerie intime, a sacrifié la tendresse au pittoresque, Aurélien Scholl a trouvé moyen d'émouvoir en contant simplement les misères d'une petite chienne qui, heureuse et gâtée durant les premières années de sa vie, finit sur une table de vivisection.
Les aventures de la pauvre bête sont émouvantes et l'on peut assurer qu'elles sont vraies; elles sont arrivées ;\ bien des chiens.
Cependant on tente vainement d'arracher ces animaux au couteau des vivisecteurs.
La Société protectrice de France se trouve pour ainsi dire désarmée, et le Parlement chez nous ne daigne pas s'occuper de CCS questions.
Sous le seul règne de la reine Victoria, le Parlement anglais n'a pas voté moins de dix-huit lois, comprenant quatre-vingt-dix-neuf articles, dans l'intérêt de la protection.
11 n'est pas sans intérêt de connaître la loi anglaise de
« Art. 1". — Il est interdit de faire des expériences douloureuses sur les animaux, en dehors des conditions prescrites, sous peine de 1250 à 2500 francs d'amende.
«Art. 2. — Nul ne pourra faire d'expériences douloureuses sur les animaux sans une autorisation spéciale du ministre de l'intérieur. Four oblenir celte autorisation, il faut d'abord indiquer l'objet de l'expérience projetée, lequel ne peut être qu'une découverte à faire, et non l'éducation d'élèves auxquels on voudrait donner de la dextérité. L'animai devra être rendu complètement insensible avant l'opération et être tué
avant le retour de la sensibilité... Une permission particulière, et soumise à d'autres restrictions, devra être demandée au ministre quand, dans des cas extraordinaires, une expérience douloureuse pourra résoudre un doute scientifique.
« Art. 3. — Le chien, le chat, le cheval, l'àne et le mulet ne serviront jamais aux expériences lorsqu'un autre animal pourra les remplacer. »
Le professeur Yirchow a prétendu que, depuis le vote de cette loi, aucune découverte importante en biologie ou en physiologie n'a été faite en Angleterre. L'argument est singulier; les découvertes scientifiques importantes se font une ou deux fois par siècle, et en cinq ou six années, l'interdiction de vivisection n'a en vérité pas dû retarder le progrès.
Nous voulons bien, d'accord avec un groupe nombreux de la Société protectrice des animaux, qu'on sacrifie quelques animaux à un savant digne de ce nom, à un Claude Bernard, à un homme qui ne consentira à torturer un être qu'avec la presque certitude de soulager d'autres êtres; mais nous croyons avec Robert Lowe qu'il faut « une charte de miséricorde ».
On doit ménager la souffrance. Il ne saurait être permis, comme cela s'est fait et se fait peut-être encore à Paris, de laisser un étudiant martyriser un chien, le découper en plusieurs jours à petits coups de scalpel, pourvu qu'il ait payé la bête 2 fr. 50.
Autant la dissection, l'étude du cadavre, nous apparaissent utiles pour ceux qui veulent apprendre et se faire la main, autant la vivisection inconsciente, mal comprise, nous apparaît monstrueuse. On ne donne à un ai)prenli, dans n'importe quel métier, que des pièces inutiles; on ne lui confie que des morceaux sur lesquels il peut impunément s'exercer et apprendre. Laisser jouer un gamin avec les épouvantables douleurs d'un animal vivant qu'il découpe
au hasard, c'est là en vérité un abus à la fois bête et horrible.
Cependant, nous le répétons, il ne faut pas aller trop loin dans la répression.
On vient d'annoncer que Wilkie Collins, l'auteur anglais bien connu, va publier un roman où il traite la thèse plus controversée que jamais de la vivisection; où il cherche à indiquer l'effet que la cruauté professionnelle envers les bêtes produit sur le caractère et l'esprit des vivisecteurs.
Quel que soit le talent de l'auteur, il ne parviendra jamais à convaincre les gens raisonnables que certaines expériences faites sur le chien vivant par un Claude Bernard (nous redisons ce nom à dessein) ne puissent pas être profitables à l'espèce canine elle-même.
La vérité est qu'il faut se montrer avare du sang versé, avare de la douleur, mais qu'il faut savoir tenter d'utiles expériences. Il n'est pas impossible de faire régler ce point par une loi.
Les peuples, pour leur gloire, pour leur honneur et surtout pour leur vitalité, n'hésitent pas à sacrilier la vie d'un grand nombre de leurs enfants. Ils ne sauraient hésiter davantage à permettre aux savants de sacrifier quelques animaux, si l'utilité du sacrifice apparaît.
Au sein même de la Société protectrice des animaux, les avis sont fort partagés sur la vivisection. Certains membres voudraient la voir supprimer complètement; quelques-uns même ne craignent pas d'affirmer qu'ils ne sacrifieraient point la vie d'un chien pour sauver leur enfant. D'autres au contraire, qui en reconnaissent l'utilité, voudraient voir supprimer seulement les atrocités inutiles. Le docteur H. Blatin, auteur d'un livre fort remarquable, intitulé Nos cruautés envers les aniinaux, a consacré un chapitre à la vivisection, où nous trouvons des détails fort intéressants.
Et d'abord, la vivisection est-elle réellement utile à la science, indispensable à l'humanité?
Parmi les savants, les uns l'affirment, les autres le contestent, plusieurs en sont au doute. Selon M. Béclard, c'est aux expérimentations sur les animaux que la physiologie doit ses plus importants progrès ; le docteur Roche, membre aussi de l'Académie de médecine, disait à ses collègues : « Ne voyons-nous pas tous les jours les résultats de vivisections, certains la veille, démentis par les résultats incontestables du lendemain? »
Un poëte a dit :
La torture interroge et la douleur répond.
La poésie aurait-elle raison de la science en cette circonstance? Non certainement, mais elle répond d'une façon fort vraie aux anti-vivisecteurs, et résume leur opinion.
Le docteur Blatin ajoute :
L'opinion publique a raison de s'émouvoir des abus de la vivisection.
Le moyen peut être utile, dans certains cas; mais il sert l'erreur aussi bien que la vérité scientifique.
Son utilité a été gravement compromise par ses propres excès.
La chirurgie vétérinaire, ainsi que l'a dit le regretté Parchappe, avec un bon sens. qui est le génie des causes honnêtes, peut se contenter de ce qui suffit à la chirurgie humaine.
Les expériences sur les animaux vivants ne sont en aucune sorte indispensables à un enseignement efficace de la physiologie. Cependant on continuera pendant longtemps encore à torturer les chiens. Soit. Mais du moins, lorsqu'on n'a pas besoin d'eux pour des expériences scientifiques, leur donne-t-on quelque assistance ? Les faits vont répondre à cette question.
L'histoire de l'établissement des refuges pour les chiens à Paris est un véritable roman; nous ne voulons pas entrer
dans des détails qui appartiennent à la chronique, mais nous résumerons les pérégrinations sans nombre de ceux qui ont lente de fonder ces asiles. Un groupe de membres de la Société protectrice des animaux, voulant faire ce qui se fait en Amérique et en Angleterre, fonda il y a très peu d'années un refuge à Ménilmontant.
Cet asile s'installa bien simplement; on y recueillit quelques abandonnés, et tout allait marcher à souhait, lorsqu'une dénonciation fit congédier et le locataire de l'immeuble et les pauvres bêtes accusées de troubler par leurs aboiements la tranquillité publique.
L'administration, il est important de le constater, n'hésita pas à manifester son mauvais vouloir, comme elle le fait toujours en France lorsqu'il s'agit d'institutions créées par l'initialive privée.
La tradition, la forme administrative nous enserrent, bêles et gens, dans des liens inextricables, et nous attendrons pendant longtemps encore, élernellement peut-être, le parlemenl qui tranchera ce nœud gordien.
Donc, avec l'appui de l'administration, on dispersa le refuge de Ménilmontant, dont la directrice, une femme de cœur et de courage, fut condamnée à cinq francs d'amende.
Les organisateurs du refuge de Ménilmontant cherchèrent à échapper à ces rigueurs invraisemblables quoique administratives. Ils ne se firent pas conspirateurs, ils n'achetèrent point de masques et ne se cachèrent pas sous des manteaux couleur de muraille, mais ils se divisèj'ent en deux groupes, dont l'un installa à Suresne, et l'autre à Grenelle, un établissement hospitalier.
La municipalité de Suresne tint à se montrei' digne de l'administration parisienne. Elle interdit le lieu d'asile; quant au groupe de Grenelle il ne tarda pas à être dispersé à son tour, et la directrice fut de nouveau condamnée à cinq francs d'amende; mais comme il y avait récidive, on y
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ajouta un jour de prison. La pauvre femme est au désespoir, elle s'imagine que, si elle subit sa peine, elle sera déshonorée; nous pensons qu'on lui en fera remise.
Ce fait prouve que la protection n'est pas sans danger.
Cependant les amis zélés des chiens ne se sont pas découragés; ils ont transporté leur asile à Montrouge, en dehors des fortifications, et, jusqu'à présent, on a toléré la présence d'environ quatre-vingts chiens qui sont nourris là, grâce à des cotisations de membres de la société.
En Angleterre, grâce à l'esprit de décentralisation qui permet de faire, en dehors du gouvernement, toutes les entreprises utiles, il existe des refuges privés dans ditTérenls quartiers. En Amérique les choses se passent mieux encore.
Nous en trouvons la preuve dans les comptes rendus du Congrès international des sociétés protectrices des animaux, tenu à Bruxelles en juin et juillet 1880.
La commission émit le vœu que toutes les sociétés tentassent d'obtenir des autorités urbaines la direction des fourrières destinées à recevoir des chiens. Cette direction appartient, à Philadelphie, aux membres de la Section des Dames de la Société de Pensylvanie pour prévenir la cruauté envers les animaux.
Une femme d'un grand cœur et d'un grand esprit, Mme Caroline E. Wliite, a résumé, dans une notice traduite en trois langues et que nous reproduisons, les moyens qu'elle avait employés pour atteindre son but.
Peu de temps après la création de la Section des Dames, laquelle remonte à onze ans, le comité executif de cette Société constata que la capture et la mise à mort des chiens errant sans muselière dans la ville était faite par les préposés de la ville avec une révoltante cruauté; c'étaient des nègres brutaux qui, chargés de ce soin, ramassaient les chiens avec une pelle de fer et les jetaient pêle-mêle dans un tombereau.
On s'efforça de mettre un terme à ces cruautés inutiles. Dans cette intention, le comité s'adressa au conseil municipal de Philadelphie; il le sollicita de s'en remettre à lui pour la capture des chiens, prenant l'engagement de remplir cette tâche, si elle lui était confiée, avec conscience et loyauté.
Toutes choses ayant été pesées, la proposition de la Section des Dames fut acceptée, et la ville de Philadelphie lui accorda une allocation annuelle de trois mille dollars (16 230 fr.), équivalente à la somme déjà inscrite au budget de la ville pour l'entretien de la fourrière municipale. En outre, la Municipalité concédait à la Section des Dames un vaste terrain dans un des faubourgs de la ville pour y bàlir une fourrière.
Aussitôt un bâtiment peu coûteux fut élevé, comprenant, outre les emplacements destinés aux chiens, un logement spacieux pour le Directeur de la fourrière, ou plutôt du Refuge pour les chiens, car c'est ainsi qu'on le désigne, et enfin les locaux indispensables à l'établissement de deux appareils pour asphyxier les chiens. Quant au reste, la fourrière fut divisée en deux vastes cours, l'une pour les chiens, l'autre pour les chiennes. Ces cours, bordées de hautes palissades, sont partagées en nombreux chenils, afin que chaque chien puisse, s'il est nécessaire, être isolé des autres.
L'ombrage est assuré pendant les fortes chaleurs de l'été, au moyen d'une plantation de vignes, dont les rameaux s'étendent le long des treillages aménagés à cet effet.
Des auges, installées dans les ditférentes parties des cours, fournissent aux chiens une eau abondante. La nourriture leur est donnée sur des sortes d'étagères ou tables très basses, surmontées d'un toit.
Les procédés pour la capture, la garde ou la mise à mort des chiens, subirent une modification totale sous la direc-