‹ Le chiffonnier de Paris: drame en cinq actesChapitre 47 sur 112 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LE BARON

Le ciel même a condamné l'autre mariage. Soumets-toi donc à celui-ci, à ce mariage de salut pour tous. Ton enfant, fût-il vivant, vaut-il plus que ton père, que toi-même?., car, toi aussi, tu as un secret à cacher, à couvrir du voile nuptial, un secret fatal comme le mien... plus encore peut-être, car ma victime à moi n'est plus. . . et la tienne vit peut-être... et le comte, le comte est mort!

Il Ta s'asseoir à droite.

CLAIRE

malheureuse ! à toi tout ce que donne Tor, le superflu et le nécessaire, parures et dot, miUions en mains, diamants au front, honneur, hommages, tout enfin, hors ton cœur ! Aime ce que tu hais 1 Tue ce que tu aimes ! Verse ton sang; bois tes larmes; souris quand ton cœur saigne de toutes ses fibres ! sacrifie-toi toute vive au monde ! Immole au monstre droits et devoirs, conscience et nature ! Fais-lui un holocauste infâme de tes plus saintes passions ! . • Heureuse, heureuse la pauvre fille qui sort d'ici!... Oui, mon Dieu, je l'envie... Une mansarde, une robe de toile, le pain du travail, l'humilité et la misère, mais du moins la liberté du cœur!.. Mon père, je ne résiste plus... Vous m'avez tuée.

Elle sort à gauche.

Page 1