‹ Le chimisme des feuilles privées de chlorophylleChapitre 19 sur 37 · ACIDES LIBRES ET ACIDES SALIFIÉS · texte numérisé non relu

ACIDES LIBRES ET ACIDES SALIFIÉS

Les acides organiques, qui résultent pour la plus grosse part d'une oxydation incomplète des sucres et des graisses, existent dans les plantes, soit à l’état libre, soit à l’état de sels acides ou neutres, les fonctions acides donnant au suc végétal sa réaction spécifique. Si done la détermination des acides libres nous fait connaître directement le degré d’acidité des milieux cellulaires, la richesse totale d’un organe en acides libres et salifiés nous renseigne, indirectement, sur l'intensité des phénomènes d’oxydation, dont il est le siège. Double indication qu'il est bon de posséder.

Déjà, en 1893, P. Viala (1) avait remarqué que le degré d’acidité des feuilles de vigne chlorotiques était toujours inférieur à celui des feuilles saines, et, dix ans plus tard, Astrue (2), sur les feuilles blanches des espèces panachées, avait fait la même constatation. Tout au contraire, d’après M. Molliard (3), les galles dépourvues de chlorophylle sont plus riches en acides libres que les feuilles qui les portent. Mais, sur la teneur de ces organes en sels organiques, nous ne possédons aucune donnée.

Les déterminations que nous avons faites, à partir des feuilles blanches et des feuilles vertes d'espèces panachées, ont porté, d’une part, sur l'acidité libre et, d’autre part, sur les fonctions acides salifiées.

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