‹ Le Chimisme sanguin des PaludéensChapitre 12 sur 55 · MAS · texte numérisé non relu

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l’amoindrissement de la perméabilité rénale pour les éléments azotés. :

Il a donc cru pouvoir conclure à la fréquence d’un taux un peu élevé d’urée chez les paludéens chroniques.

Il a de plus rapporté les observations de deux sujets européens atteints d'accès pernicieux mortels. Chez l’un, arrivé à l'hôpital colonial de Dakar avec une température de 40 degrés et mort douze heures plus tard dans le coma, le sang contenait 1 g. 08 d’urée par litre de sérum. Chez l’autre, mort deux heures après son hospitalisation, le taux de l’urée était de 2 g. 62. Dans l’un comme dans l’autre cas, le sang des malades fourmillait d’hématozoaires : Plasmodium præcox.

L'année suivante (1924), Bedier et Boulay ont rapporté deux autres cas d’accès pernicieux, observés à l'Hôpital de Dakar et terminés également par la mort. Le premier, un Syrien, avait # g. 23 durée Sanguine; l’autre, un Européen, 2 g. 40 : hématozoaires Plasmodium præcox pour les deux. H. Maciel, en 1926, apporte un nouvel exemple d'azotémie palustre : il a trouvé 2 g. 44 d’urée sanguine chez un sujet infecté par PI prœcox ayant de la fièvre depuis dix-sept jours et des symptômes d’aortite prononcés.

Comme autres travaux sur l’urée dans le sang des paludéens, il faut citer ceux de Tamalet (1928), faits à Vichy comme ceux de Rouzaud, Biscons et Mathieu de Fossey.

Chez les « paludéens purs » dont les accès remontent à une date assez éloignée, le taux de l’urée sanguine est sensiblement normal, celui de l’azote résiduel souvent élevé.

Chez les paludéens atteints de diabète, que l’auteur considère comme dépendant souvent de l'infection plasmodiale, Tamalet a relevé dans les 5 cas étudiés par lui 0 g. 32, 0 g. 45, 0 g. 46, 0 g. 48 et 0 g.50 d’urée sanguine.

Enfin, il a relevé 0 g. 41 et 0 g. 56 d’urée dans le sang d’un sujet atteint « d’hépatite grave paludéenne, avec coma acétonémique simulant l'accès pernicieux ». Dans le sang, existait PI. vivax en petit nombre.

LT ja

En janvier 1932, H. Woltz, étudiant le teneur en urée du sang des Malgaches de Tananarive, a trouvé Les résultats suivants :

4 urées inférieures où égales à 0 g. 19; 22 urées comprises entre 0 g. 20 et 0 g. 29;

13 urées comprises «entre 0 g. 30 et 0 g. 39;

4 urées égales ou supérieures à 0 g. 40;

35 urées sur 43 sont comprises entre 0 g. 20 et 0 g. 40.

D'après Marcel Leger, la teneur élevée en urée de ces sérums sanguins serait due à un paludisme ancien.

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