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ces raisons, Belasouvorxdoitêlre attentivement surveillé; les Russes y ont établi une quarantaine ; il en est de même d'Astara, sur lequel je vais revenir.
Abordons maintenant la question maritime. Toute la navigation qui a pour origine le littoral persan, qu'elle vienne de la côte d'Asterabad, de l'île d'Aschouradey, de la ville de Sari, de Recht par Enselli, toute cette navigation, dis-je, a pour objectif possible et môme à peu près forcé la côte occidentale de la mer Caspienne, c'est-à-dire Astara, Lenkoran, Bakou, Derbent, Petrowskaja et enfin Astrakan. Dans tous ces ports, donc, on doit établir une quarantaine. Aucun ne doit faire exception, puisque partout on peut débarquer ; mais il est entendu que les établissements quarantenaires ne doivent pas être mis tous sur le même plan, ni avoir partout la même étendue. Dans cette appréciation, on doit tenir compte de l'importance de la navigation , du caractère de ville frontière, mais surtout des conditions de salubrité que présente la ville et des sûretés qu'offre le port.
Sans doute Astara, qui est la frontière de la Russie et de la Perse , qui est l'aboutissant d'une partie de la voie maritime et de plusieurs routes de terre, devrait avoir à cet égard la première place. Mais il est deux circonstances qui
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empêchent de l'aire d'Astara un établissement ^ quarantonaire de premier ordre : ce sont d'à- < bord les mauvaises conditions hygiéniques , rimmidilé permanente et une nature de terrain bien propre à perpétuer les infections choléri- ' ques; en second lieu, Aslara n'a pas un port sur. On ne doit donc y établir qu'un établisse- j ment secondaire pour arrêter le choléra par terre | et pour certaines provinces maritimes exceptionnelles. Les mêmes observations d'insuffisance de port et de mauvaises conditions | telluriques s'appliquent à Lenkoran. \
C'est au contraire avec raison que le gouver- ! nement russe a choisi Bakou pour le grand établissement quarantenaire de la mer Caspienne : excellent terrain, port commode, dans lequel on peut mouiller et débarquer par tous les temps, installation facile d'une quarantaine à une cer- ' taine distance de la ville ; telles sont les raisons | qui doivent faire préférer Bakou à tout autre j port de la mer Caspienne.
Ainsi donc, qu'une épidémie éclate sur le | littoral persan de la mer Caspienne , que les \ bâtiments qui ont cette provenance soient infec- J tés ou seulement suspects, Astara el Lenkoran ] doivent être mis en interdit , le bàliment doit ! passer oulre et aller purger à Bakou sa quaran- | laine. Mais il est nécessaire, pour que ces pré- | cautions soient observées, que des postes de surveillance soient établis le long du littoral, de
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façon à pouvoir empêcher au besoin le débarquement des bâtiments qui seraient tentés d'enfreindre les prescriptions réglementaires. Cette organisation serait d'autant plus exécutable qu'il n'y a sur la mer Caspienne que des bâtiments russes.
Il est bien entendu que, malgré cet établissement général de Bakou, on devrait avoir dans tous les autres ports russes un service quarantenaire, moins important sans doute, pour les navires qui, par des raisons variées, n'auraient pas fait à Bakou la quarantaine nécessaire. Ainsi, outre Astara,qui,parsaposition de ville frontière, mérite, commeje l'ai déjà dit, un établissement d'observation, des quarantaines secondaires devraient être établies à Lenkoran, Derbent, Petrowskaja. Il faudrait que, dans ces divers ports, des médecins, créés ad hoc, ne permissent le débarquement qu'après avoir apprécié le visu de la patente. Cet examen devra toujours se faire, qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas menace d'épidémie.
Reste Astrakan, que je n'ai pas voulu confondre avec les autres ports, parce qu'il ressort du gouvernement de Saint-Pétersbourg,et pour insister sur la nécessité qu'il y a à fonder dans cette ville, ou plutôt dans son voisinage, un établissement quarantenaire. Astrakan, ai-je dit, esll'aboutissant d'une grande partie de la navigation de la mer Caspienne; déplus, beau-
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coup de bâtiments peuvent se rendre à Astrakan j
sans passer par les ports intermédiaires. 11 est i donc de la dernière- inportance d'y instituer une quarantaine. Il faut aussi, dans tous les cas, y
organiser un service sanitaire, quand même il i n'aurait pour fonction que de vérifier si le bâtiment qui arrive a suivi les prescriptions réglementaires et peut recevoir la libre pratique.
4" Frontière lurco-persane. — Boukharie. \
La ligne à défendre part de Bayazid, au j
nord(l),aupointdejonction des territoires russe, '
persan et turc, et va jusqu'au fond du golfe j
Persique. j
Je ne reviendrai pas ici sur les mesures né- ' cessaires du côté de la Boukharie. Je les ai
discutées à propos de l'invasion de Hérat et de j
Mesched; j'ai dit alors que cette protection allait j
bientôt incomber complètement au gouverner- j
nement russe. \
Ici s'arrêtent les mesures générales consti- |
tuant le système de défense de l'Europe ; car, |
lorsque le bassin de la mer Noire est envahi, \
lorsque la Russie, l'Allemagne, sont le siège j
(1) En cas d'envaliissemenl des provinces du Caucase, la ligne \
devrait partu- de Baloum. Voyez, pour les détails (Fauvel, Rapport ,
sur l'orgouisalion des quarantaines en Turquie, in Recueil du j
Coinilô coiisullalif d'hygibnc publique). I
VOIlî MAIUTIMK. — MER ROUGE. 161
d'épidémies cholériques, les mesures restrictives, employées partiellement, deviennent d'une application plus difficile et d'une eflicacité moins absolue.
OBSTACLES A OPPOSER A LA MARCHE DU CHO- LERA PAR LA VOIE MARITIME. LA MER ROUGE,
PREMIÈRE LIGNE DE DEFENSE. — ÉTABLISSEMENT d'un SERVICE SANITAIRE SUR LE LITTORAL DE LA MER ROUGE. — l'ÉPIDÉMIE SE DÉCLARE A LA MECQUE, QUELLES SONT LES MESURES A PRENDRE ?
ENFIN LE CHOLÉRA A GAGNÉ l'ÉGYPTE, QUE